retrouvez-moi ici :
www.leschroniquesculturelles.com
Je vous y attends avec le champagne et les petits fours pour pendre la crémaillère !
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Alors, apparemment, il y a des trucs bizarres qui se passent, et vous recevez des mails pour vous annoncer la publication d'articles qui ont plusieurs mois : c'est un bug ! Je suis en train d'essayer de migrer sur wordpress et c'est très compliqué vu qu'OB essaie d'empêcher cette manipulation, donc je suis obligée de faire quelques "bidouillages". Je suis désolée pour le dérangement...
Attention ! Des incidents consécutifs à la lecture de l'ouvrage dont vous venez de faire l'acquisition, et que vous vous apprêtez sans doute à lire à votre tour, nous ont été rapportés.
De Frédéric Mars, j'avais déjà lu et apprécié Non Stop et surtout Les Ecriveurs, où il explorait déjà, assez finement, les pouvoirs de l'écriture. Avec Le Livre qui rend dingue, il continue sa réflexion dans ce nouveau format de nouvelle longue dont j'ai déjà parlé et que j'apprécie de plus en plus.
A 27 ans, le narrateur a écrit un ouvrage qui suscite l'enthousiasme général. Tout le monde le lit, tout le monde l'aime, tout le monde crie au génie. Lauréat de tous les prix littéraires possibles et imaginables, jusqu'au Nobel, il a en effet produit un texte plus qu'étrange : par un phénomène inexpliqué, le roman, qui parle à l'origine d'un canard, se métamorphose entre les mains des lecteurs pour leur parler directement. Chacun y lit ce qu'il veut, et ce qu'il est...
Sous des dehors légers, Frédéric Mars aborde avec beaucoup de profondeur la question des pouvoirs de l'écriture et du rôle du lecteur dans la création. Ici, c'est même lui qui fait entièrement l'oeuvre, en y projetant ce qu'il est et ce qu'il a envie de lire : comme une sorte d'espace vide, le texte (insipide) du narrateur accueille tous les textes et tous les livres intérieurs de ses lecteurs. Pour le meilleur bien sûr, mais aussi pour le pire, car lire/écrire, c'est révéler et prendre conscience de ses failles. Et ce n'est pas toujours agréable. Je vous laisse le soin de découvrir ce qui arrive alors... c'est très bien trouvé.
Une belle réussite donc, non dénuée d'humour, à découvrir de toute urgence !
Le Livre qui rend dingue
Frédéric MARS
Storylab, 2012
Lu aussi par Saxaoul, qui est mitigée
9/14
By Hérisson
Cela faisait longtemps que j'avais envie de voir ce film. A dire vrai, j'étais surtout très curieuse de savoir comment on pouvait faire un film de la nouvelle de Fitzgerald, ce qui me semblait difficile, d'abord à cause du sujet, et ensuite parce que la nouvelle étant très courte, il allait falloir pas mal broder. Mais, le film ayant obtenu nombre de récompenses prestigieuses, j'étais confiante.
Alors que la Nouvelle-Orléans se prépare à affronter l'Ouragan Katrina, une femme est en train de mourir à l'hôpital. Elle demande à sa fille de lui lire un journal, celui de Benjamin Button, un homme né à l'âge de 80 ans et qui, tout en grandissant, rajeunissait.
Alors voilà, je vais faire un peu tâche au milieu du concert de louanges dont ce film est l'objet, mais je n'ai globalement pas aimé. Pour tout dire, je me suis ennuyée à périr pendant une bonne moitié de l'histoire. Et c'est pour moi le principal défaut de ce film : il est beaucoup trop long, du coup, ce qui était pour moi le plus intéressant, l'histoire entre Benjamin et Daisy, est noyé dans la masse. Alors que c'est une belle histoire, celle de ces deux êtres qui s'aiment mais qui, l'un vieillissant et l'autre rajeunissant, ne parviennent à réellement se trouver qu'au milieu de leur vie, avant de s'éloigner à nouveau. C'est beau, c'est poignant, et évidemment plein de sens, mais j'ai trouvé que finalement, cette histoire souffrait du rythme choisi par le réalisateur. Je comprends pourquoi il a fait ce choix, mais personnellement je l'ai regretté, car l'ennui a éclipsé les immenses qualités du film, à commencer par le maquillage, absolument époustouflant, qui rend magnifiquement réaliste à la fois le vieillissement de Cate Blanchett (d'une beauté et d'une sensualité extrême) et le rajeunissement de Brad Pitt. Enfin, pour terminer, je dirai que j'ai trouvé le film très triste et sombre, beaucoup plus que la nouvelle, me semble-t-il...
De ma chaise, j'ai un regard privilégié sur le magasin. Le monde de l'édition m'est totalement étranger, et je suis précisément là pour le découvrir : à moi de me glisser dans la peau d'un lecteur.
Fin août (oui, cela commence à dater), en faisant mon marché "rentrée littéraire", je suis tombée par hasard sur ce petit livre, qui ne correspondait pas du tout à mon objectif du jour, mais que je n'ai pas pu m'empêcher de mettre quand même dans mon panier, tant le sujet m'intéressait.
Le lundi 12 janvier 2004. Bruno Migdal commence son stage au sein de l'une des plus grandes maisons d'édition françaises (qu'une très rapide enquête m'a permis d'identifier comme étant Grasset, qu'il ne nomme jamais). Ce stage durera jusqu'au 31 mars. Trois mois donc, dont le livre constitue le journal de bord...
Ce petit livre mérite bien son titre, car il est un petit bonheur. Bruno Migdal a un parcours atypique, il est scientifique de formation, travaille dans un centre de recherche, mais l'édition est vraiment son rêve, et son enthousiasme est évident, à la hauteur du sacrifice qu'il a dû faire : demander un congé sans solde à son institut pour effectuer un stage payé une misère. Et avec lui, on entre par la petite porte dans un monde fascinant, celui de la petite fabrique du livre. Fascinant, mais pas parfait, et ici point d'angélisme : certains travers sont montrés du doigt, la réflexion sur l'écriture et le fait que tout le monde se croit capable d'écrire un roman se veut assez profonde (mais assez déprimante pour qui est aspirant écrivain), les aspirants auteurs en prennent parfois pour leur grade, souvent avec drôlerie. On a un peu, c'est vrai, l'impression de lire les aventures de Candide au pays de l'édition, mais c'est vraiment très bien mené, et le lecteur peut s'amuser à tester sa connaissance du milieu en essayant de retrouver qui se cache derrière les initiales dont l'auteur parsème le texte (j'ai échoué pour quelques uns, malheureusement...).
Petits bonheurs de l'édition. Journal de stage.
Bruno MIGDAL
La Différence, 2011
J'avais totalement oublié, désolée !
Alors, vous avez été... 4 (!!!!!!!!!!) à participer, donc le tirage au sort n'a pas été très compliqué.
L'heureuse gagnante est donc... roulement de tambour... Soukee (qui a bien fait, du coup, de me rappeler à l'ordre). Voilà miss, j'attends ton adresse pour la communiquer à l'organisateur !
Voilà, c'est fini, nous attendons maintenant le nom de l'heureux gagnant. Pour patienter, voici mon classement personnel, assez différent de ceux que j'ai pu voir ailleurs, mais c'est bien justement tout ce qui fait le charme de l'expérience, n'est-ce pas ?
1. Le Corail de Darwin : Très joli texte, d'une grande poésie. Un roman qui m'a subjuguée et transportée !
2. Au pays des kangourous : Une très jolie surprise, un roman à la fois léger, plein d'humour, parfois fantasque et onirique, mais aussi profond...
3. Grâce : un magnifique roman, à l'ambiance particulière, qui nous entraîne aux confins de la folie, servi par une écriture parfaitement maîtrisée.
4. Juste avant : Immédiatement touchant et émouvant, ce texte remue des choses en nous par les thèmes qu'il aborde, il se fait parfois attendrissant ou bouleversant, mais ne laisse pas de marbre. A la fois histoire très personnelle et histoire du siècle, les deux étant intimement mêlés, il est servi par une écriture juste et sensible.
5. La Petite : un court roman sensible et bouleversant, qui aborde avec pudeur et délicatesse un thème difficile, et propose une belle leçon de vie !
6. Mon Père, c'était toi ? : Un bon roman, vif et enlevé, mais dont la fin laisse un peu perplexe !
7. Demain, j'arrête : un roman très très drôle, vif et bien mené, qui m'a fait passer un excellent moment !
8. Ainsi puis-je mourir : un roman qui m'a malheureusement laissée sur ma faim, car l'auteur semble à plusieurs reprises oublier des éléments de l'intrigue. Pourtant, le thème était intéressant !
9. Les sacrifiés : Un très bon sujet de départ, mais desservi par une narration très mal maîtrisée et brouillonne...
10. Couleur Champagne : un joli roman, parfois un peu tarabiscoté. Mais sans plus...
11. Une femme seule : un roman pas désagréable à lire en soi, mais desservi par un style lourd et des personnages caricaturaux.
12. Vous prendrez bien une tasse de thé ? : roman brouillon et confus, que l'on a du mal à suivre. Décevant malgré l'humour...
13. La Femme et l'ours : un roman à l'imagination et à l'humour certains, mais je n'ai pas du tout été sensible à l'univers ni aux personnages.
14. Et puis, Paulette... : je n'ai pas trouvé le moindre intérêt à ce roman. Histoire insipide et écriture plate... je me suis tellement ennuyée que je ne l'ai du reste même pas chroniqué !
"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." (Marcel Proust)

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