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Dimanche 7 octobre 7 07 /10 /Oct 07:00

Sans titre

 

Il y a quelques temps, je vous faisais part de mes réflexions concertant l'art délicat de la quatrième de couverture. Voici donc, somme toute assez logiquement, le second volet de votre saga cultur'elle sur le marketing éditorial : la couverture elle-même, qui, mine de rien, est un élément fondamental dans le choix d'un livre. Car on peut ne pas lire la quatrième ; en revanche, je ne vois guère trop comment éviter de regarder la couverture. 

 

Alors déjà, sur la couverture, il y a le nom de l'auteur. Evidemment, c'est un élément important lorsqu'il s'agit d'un auteur connu, parce qu'il crée un horizon d'attente, bon ou mauvais d'ailleurs : parfois on se jette sur tous les ouvrages d'un auteur, parfois on évite soigneusement tous ceux d'un autre pour cause d'allergie. Olivier Adam, je sais que cela ne sera pas bien gai, mais que cela me nourrira ; Frédérique Deghelt, je sais que je tomberai en pâmoison devant sa manière de dire l'amour ; Tatiana de Rosnay, je sais que je passerai un bon moment. Christine Angot, je sais que je suis allergique, donc je passe soigneusement. Bien sûr, si le nom est inconnu, cela n'aide pas et d'autres indices seront nécessaires. A ce sujet, j'étudiais vendredi avec mes élèves de littérature et société une interview de Jérôme Lindon, ou il racontait une anecdote : des journalistes avaient soumis à plusieurs comités de lecture Han d'Islande de Hugo, mais sans dire que c'était Hugo, et dans la mesure où ce n'est pas son roman le plus célèbre, personne ne l'a reconnu et tout le monde l'a refusé. J'ai trouvé l'histoire amusante, car révélatrice d'une sorte de fétichisme de l'auteur...

 

Ensuite, le titre. J'avoue aimer les titres un peu longs, énigmatiques et mystérieux, propices à me faire rêver le roman avant de le lire...

 

La maison d'édition. C'est important, parce qu'il y a toujours des éditeurs dont on sait qu'on va, en général, aimer les publications, dont la ligne éditoriale nous ressemble. Par exemple, j'ai une confiance presque aveugle en Actes Sud ou Stock, qui publient des auteurs qui en général me ressemblent et me parlent. Même si on n'est pas à l'abri d'une déception, et que cela ne suffit pas.

 

Et puis, il y a la maquette elle-même. Certaines maisons font dans le sobre presque austère, Gallimard notamment. D'autres font dans le plus coloré. Je suis allergique aux couvertures criardes de Zulma (qui pourtant je pense publie de bons livres, mais vraiment leurs couvertures je ne peux pas). Je n'aime guère les photographies humoristiques. Avec les élèves sus-mentionnés, j'ai fait le test et évidemment, ils ont tous avoué être spontanément plus attirés par les couvertures illustrées, qui comme certains titres laissent imaginer plein de choses. Gallimard et Stock, trop neutre pour eux. Pour ma part, j'aime aussi les jolies couvertures, un tableau de maître soigneusement choisi, une photographie suggestive, mais il y a dans les couvertures austères une exigence qui ne me déplaît pas non plus.

 

Enfin, les bandeaux racolleurs. Eux ont tendance à me faire fuir, surtout quand ils consistent en une phrase dithyrambique sur le roman, je trouve cette accroche un peu vulgaire. Quant à la mention d'un prix littéraire, étant donné qu'on va finir par en avoir autant que de livres publiés, ça ne m'incite pas à grand chose...

 

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Par L'irrégulière
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Samedi 6 octobre 6 06 /10 /Oct 07:00

29188-b-la-famille-tenenbaum

 

Mercredi, dans le cadre d'une formation pour "Lycéens au cinéma", j'ai (re?)vu ce film extraordinaire de Wes Anderson, qui fait partie de la sélection au choix. En fait, j'étais persuadée de l'avoir vu, mais je n'en ai aucun souvenir, donc au final je pense que je confonds avec un autre. Mais bref, tout cela n'est pas très grave...

 

Les enfants Tenenbaum montrent, dès leur plus jeune âge, des capacités étonnante. Chas est un génie de la finance, Margot écrit des pièces de théâtre, et Richie est un champion de tennis. Mais dans cette famille extravagante, les génies tournent mal, deviennent mélancoliques et dépressifs. Leur père Royal, un escroc, va alors, 22 ans après les avoir plus ou moins abandonnés, essayer de reconstruire une famille...

 

J'ai vraiment adoré ce film qui marque l'apogée de la "comédie dépressive" à l'américaine, où le côté déjanté et extravagant ne cache pas la mélancolie qui habite ces personnages à la fois armés par leur intelligence supérieure et désarmés par leurs failles, ce qui rend le film à la fois très émouvant et très drôle. Tout est stylisé, la bande-son est absolument fabuleuse, et le casting en ferait rêver plus d'un, d'autant que chaque comédien est d'une justesse extrême. En fait, ce qui est fascinant, c'est la manière dont chacun, génie incompris, vit en autarcie, sans guère communiquer avec son entourage, et finit peu à peu par réintégrer l'idée même de famille. De manière particulière parfois, comme avec Margot (qui est adoptée) et Richie qui sont au final amoureux (ce qui est assez provocateur). Il s'agit donc d'un superbe roman familial, avec une famille cassée qui se recompose dans un film à la tonalité singulière et originale. A voir, revoir, re-revoir !

 

The Royal Tenenbaums

Wes Anderson, 2001

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Par L'irrégulière
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Jeudi 4 octobre 4 04 /10 /Oct 07:00

Sans titre

 

Tu sais, mes défauts je les aime trop pour les corriger. J'aime les hommes pour leur corps, pour leur force, leur odeur d'étalon après l'amour, leurs muscles qui tremblent et implorent la pitié. Leur faiblesse toujours secrète. Leur abandon que rien ne peut contrer. J'ai envie de puiser en eux tout ce qui me manque.

 

Dernière lecture pour le prix Confidentielles...

 

Whitechapel, 1954. Un vieil homme, Jasper Proudlock, est tué, renversé par une voiture. Un accident qui ressemble beaucoup à un meurtre. Pour comprendre, il faut remonter dans le passé. Kuala Lumpur, bien des années avant... (je suis volontairement très succincte sur le résumé parce que si on commence, on est obligé de résumer tout le livre.

 

Bon, je vais être très sévère avec ce roman, mais c'est parce qu'il m'a réellement déçue et agacée : pour moi, l'auteur avait tout pour faire quelque chose de magistral, et elle s'est plantée en beauté. La narration n'est absolument pas maîtrisée, en tout cas au début, et vu la complexité de l'histoire, un peu plus de fermeté aurait été bienvenue : les personnages apparaissent comme ça, sans crier gare, on ne sait pas qui ils sont, souvent ils ne sont que très tardivement nommés et j'ai beaucoup trop souvent été totalement perdue, ne sachant ni de qui on parlait ni de quelle époque ni de quel lieu. Du coup, j'ai eu beaucoup beaucoup de mal à dépasser la première moitié ; après ça allait mieux, étant donné que les personnages étaient connus, mais j'ai alors eu un autre problème, qui pour moi est le défaut majeur du roman : pour le dire simplement, trop de secrets tuent le secret et là, honnêtement, je pense que certains mystères sont largement superflus, n'apportent rien, alors que dans le même temps certains éléments sont expédiés. Par exemple, je trouve que le séjour d'Ethel en prison est totalement bâclé, surtout quand ensuite on connaît le "secret", on se dit qu'elle réagit bizarrement : n'est-elle jamais tentée de tout raconter par exemple ? De même, pour moi, le personnage de Jasper n'est pas assez creusé (et puis, j'ai quand même l'impression qu'on l'excuse un peu trop facilement pour jeter les pierres à Ethel). Alors que la mort de Bobby et le mystère de la naissance d'Ethel, franchement, c'est en trop. Surtout la mort de Bobby d'ailleurs, car pour moi ça "gâche quelque chose".

 

Pourtant, avec le personnage d'Ethel, l'auteur tenait un grand personnage, une vraie amoureuse. Elle avait un vrai sujet, et sa version des choses me plaît mieux que celle de Somerset Maugham dans La Lettre (le roman est inspiré du même fait divers). Et c'est ce qui me met en colère : quand un auteur gâche un sujet par maladresse !

 

Bon, Sylire par contre a un avis exactement inverse...

 

Les Sacrifiés

Juliette MORILLOT

Belfond, 2012

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Par L'irrégulière
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Mercredi 3 octobre 3 03 /10 /Oct 07:00

En France, 1,3 million de personnes sont aveugles ou très malvoyantes. Depuis plus de 120 ans l’Association Valentin Haüy (reconnue d’utilité publique) lutte avec et pour les personnes déficientes visuelles pour le développement de leur autonomie au quotidien, et notamment leur accès à la culture et à la lecture, car la lecture est une expérience humaine que tout le monde est en droit de vivre.

 

Aujourd'hui, grâce aux tablettes et au développement du livre audio, de plus en plus d'ouvrages son accessibles, mais est-ce à dire que cela suffit ? Bien sûr que non !

 

Alors, il y a l'opération Audiosolidaire. Un chouette projet, dans lequel ce sont les internautes qui vont prêter leurs voix en enregistrant un extrait du roman La délicatesse de David Foenkinos (et vous savez combien, en plus, j'aime ce roman).

 

Comment ?

 

Rien de plus simple, il suffit de se rendre sur http://audiosolidaire.avh.asso.fr du 1er au 31 Octobre. Là, après que vous vous serez identifié (par exemple avec facebook), on vous proposera un extrait du roman (pas besoin d'avoir le livre, donc) que vous pourrez enregistrer directement depuis votre ordinateur (alors apparemment, c'est mieux si vous disposez d'un casque micro, mais si ce n'est pas le cas, essayez quand même, ça doit dépendre des ordinateurs). Les enregistrements des internautes seront disponibles sur le site via une mosaïque qui se complète peu à peu (devinez où je suis ?) et si vous participez, vous recevrez le lien unique de votre enregistrement. Par ailleurs l’association offrira un livre dédicacé par l’auteur tous les 100 participants.

 

Ça prend vraiment 5 minutes parce que les extraits sont assez courts, je trouve qu'en plus d'être une bonne action c'est une expérience amusante (j'avais presque envie d'emmener mes élèves le faire en labo de langue, mais je vais avoir un problème de droits, c'est compliqué, mais c'est très dommage — donc les schtroumps, si vous passez par-là, vous savez ce qui vous reste à faire). Bon, par contre j'ai eu un peu de mal pour cause de quintes de toux intempestives et voix d'outre-tombe, mais tant pis, j'avais un chouette extrait et ça me fait plaisir de voir ma photo à côté de celle de David Foenkinos (on a les fiertés qu'on peut)

 

Donc je répète : 

http://audiosolidaire.avh.asso.fr

Du 1er au 31 octobre

Enregistrez-vous, partagez sur facebook, twitter, G+, mettez des affiches en salle des profs sur la machine à café, invitez voisin et amis à une "Délicatesse party", bref, bougez !

AVH_LivreAudio12_ParticipantFacebook

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Par L'irrégulière
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Mardi 2 octobre 2 02 /10 /Oct 07:00

Sans titre

 

Elle dansait seulement deux fois par semaine — le samedi et le dimanche — et depuis sa toute première représentation la Rose écarlate était devenue l'attraction la plus sexy de tous les clubs de Chicago. Car si les habitants de la ville étaient plus qu'habitués à des stripteaseuses aux traits durs, s'effeuillant en ondulant sur les basses d'une musique sexuelle, ils n'avaient tout bonnement jamais rien vu comme elle.

Elle n'avait pas les traits durs. Elle était élégante. Ses traits délicats, ses courbes naturelles poussaient chaque homme qui la voyait à se demander ce que ça ferait de caresser cette peau crémeuse.

 

Si j'ai lu cet ouvrage sur mon zipad, ce n'est pas parce que j'avais honte de le montrer en public (de toute façon, je l'ai lu dans mon lit, qui n'est a priori pas un lieu public), mais parce que je me suis trouvée un peu prise par le temps, et comme je l'avais téléchargé gratuitement pour tester ibooks, voilà, c'est tombé sur lui.

 

Alors, l'histoire est un peu coton à résumer, parce que les deux protagonistes ne sont pas très clairs dans leur tête. Donc au départ nous avons une stripteaseuse qui, au cours de son numéro, reçoit une décharge électrique de désir incandescent en apercevant, au loin, un bel inconnu. La décharge est d'ailleurs réciproque. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que la Rose écarlate se produit masquée, pour préserver son anonymat parce qu'elle a un peu honte de ce qu'elle fait et ne voudrait pas que sa famille l'aprenne (alors qu'elle aime bien ce travail, c'est juste que dans sa famille ils sont un peu... envahissants). Donc voilà, désir réciproque, alors qu'ils ne se sont pas vraiment vus. Mais ce qu'ils ne savent pas encore, c'est qu'ils se connaissent, leurs deux familles sont très liées, mais comme tous les deux avaient choisi de mener leur vie ailleurs qu'à Chicago, ils ne se sont pas vus depuis longtemps. Bref donc, ils se croisent dans la pizzeria des parents de Nick, le bel inconnu. Isabella (la Rose écarlate) le reconnaît tout de suite (enfin, elle reconnaît Nick mais à ce stade ne sait pas encore qu'il s'agit du bel inconnu) (elle en était raide dingue quand elle était ado). Nick, lui, ne la reconnaît pas (il faut dire qu'elle a perdu 40kg depuis la dernière fois qu'il l'a vue) mais en tombe amoureux, et quand on lui dit enfin de qui il s'agit, il trouve cela bien pratique. Bref, Nick est engagé comme garde du corps de la Rose écarlate (oui parce que l'histoire n'était pas assez compliquée et donc il fallait aussi que des menaces pèsent lourdement sur la danseuse) donc Isa comprend vite que Nick est son bel inconnu. Ils sont donc, mutuellement, très très très attirés l'un par l'autre. Mais là évidemment, ça se corse. Nick est attiré à la fois par Isabella et par la Rose écarlate et il est bien embêté parce qu'il ne sait pas qu'il s'agit de la même personne, et comme c'est un garçon sérieux, il ne veut pas "trahir" Isabella avec la danseuse, d'autant qu'il veut une histoire sérieuse et qu'une stripteaseuse, ça fait désordre. Oui, mais voilà : Isabella elle veut mettre Nick dans son lit, mais en tant que Rose écarlate, parce que si elle sort officiellement avec lui en tant qu'Isabella, elle va avoir sa famille sur le dos et tout le monde imaginera déjà leur mariage et leurs marmots. Et ça, ça lui file de l'urticaire... bon, ne vous inquiétez pas, tout finit par s'arranger.

 

Alors, comme vous avez pu le constater, c'est un peu embrouillé. Bon sang que ces deux-là sont compliqués... ceci dit, je comprends les réticences d'Isabella parce que rien que d'imaginer la vie dont sa famille rêve pour elle, j'ai des nausées. Mais bon, quand même. Enfin bref, ce roman (dont le contenu aurait finalement pu tenir dans une nouvelle) ne vaut que par deux scènes d'un érotisme torride : une dégustation de gâteaux à la crème qui fait que jamais plus je ne regarderai un gâteau à la crème de la même façon (encore que, je suis sceptique sur leur utilisation de la crème, parce que ça colle... pour ma part, je conseille plutôt la crème fouettée allégée pour ce type d'activités), et une scène de lapdance heuuu... qui donne chaud.

 

La Rose écarlate

Leslie KELLY

Harlequin, 2012

 

64652259 p

By Stephie

Par L'irrégulière
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Lundi 1 octobre 1 01 /10 /Oct 07:00

En mots...

 

Veille de rentrée. Comme tous les profs, aller se faire cocooner chez le coiffeur // Un fondant au chocolat coeur caramel beurre salé... résolument orgasmique // Mettre un point final (j'espère) à mon roman* // La rentrée. Revoir mes collègues, avoir l'impression enfin d'avoir trouvé une place quelque part, et surtout étrenner ma nouvelle veste rouge. Des réunions à n'en plus finir. Un EDT bof, mais heureusement rempli de projets motivants, et un truc qu'on m'impose alors que je n'en voulais pas. Un boulet à éviter à tout prix, jouer à cache-cache (ce qui n'est pas très facile quand on porte une fort peu discrète veste rouge) // Des macarons (tous les prétextes sont bons) // Écumer de rage à cause de mon EDT, qui ressemble à un casse-tête chinois agrémenté de ce que j'appellerais plus "gouffres" que "trous" // Être dubitative sur la première liste du Goncourt, et me dire que j'ai bien fait de ne pas me lancer dans le Goncourt des lycéens // Un nouveau sac dont je n'avais, bien évidemment, pas besoin. Soyons honnêtes. Mais la vendeuse a bien fait son job // Chaque jour ayant tendance à ressembler à un kinder mauvaise-surprise, en même temps, ça fait du bien // Découvrir mes nouveaux élèves. Espérer que mon impression positive se confirmera // Une semaine de folie. Avoir à peine le temps de manger, pas du tout celui de me faire les ongles. Avoir du mal à trouver le rythme, quoi // Un dossier classé, qui se ré-ouvre peut-être. Enfin, s'entrouvre on va dire // Améliorer tant bien que mal mon EDT // Les petites tartines du dimanche soir // Comme un lundi au soleil, mais avec des enquiquinements en plus (de nature automobile, les enquiquinements) // Un rhume qui a bien failli me faire passer l'arme à gauche (et pourtant, je ne suis pas un homme) // La honte de ma vie // Remplacer ma garde-robe estivale par sa jumelle hivernale... // Chronodrive, c'est le Bien // Paris avec les Schtroumpfs, un beau moment // Une nouvelle qui me met en joie et me fait penser qu'il y a bien une Justice pour punir les gens méchants et imbus d'eux-mêmes (gniark gniark). Même si c'est vilain de se réjouir du malheur (enfin, pseudo-malheur en l'occurrence) d'autrui // Le Manque, toujours, que rien ne peut combler...

 

* A l'heure où nous écrivons cet article, il s'avère finalement que non...

 

Moi, après mois - Au milieu des livres...-copie-1

Sur une idée de Moka

 

En images...

 


myseptember

 

En musique...

(oui, j'ai décidé d'ajouter une nouvelle rubrique, avec la chanson qui m'aura marquée... enfin, que j'aurai beaucoup écoutée quoi...)

 

 

 

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Par L'irrégulière
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Dimanche 30 septembre 7 30 /09 /Sep 07:00

Ariège 039

 

Dimanche dernier, pour commenter l'article où je faisais l'éloge de la subjectivité dans la critique littéraire, Saxaoul écrivait, fort judicieusement : A force de lire certains blogs régulièrement et de lire entre les lignes des critiques, j'ai l'impression de me faire une petite idée de la personnalité de gens que je ne connais que virtuellement. C'est assez surprenant !

 

Comme je suis d'accord avec elle ! Nos goûts, dégoûts, préférences, rejets, en disent long sur notre personnalité. Vous qui me lisez, je suis certaine que vous en savez bien plus sur moi que bien des gens qui me fréquentent pourtant au quotidien, genre mon chef ou mes collègues (en tout cas ceux qui ne me lisent pas ici, donc, c'est-à-dire si ça se trouve fort peu, attendu que l'adresse circule sous le manteau — sous le manteau des élèves aussi, d'ailleurs, me suis-je laissé dire. Oui oui petits curieux, je sais tout. Bref). Après, bien sûr, mes amis proches savent pourquoi, parfois, je dis certaines choses, pourquoi certains thèmes me touchent (la gémellité par exemple), mais il est évident pour moi que ceux qui me lisent pourraient faire un portrait assez fidèle de moi, mes défauts et mes qualités, beaucoup de mes rêves, ce que je veux et ce que je ne veux pas.

 

Surprenant ? Pas tant que ça finalement. Est-ce à dire qu'on lit en moi comme dans un livre ouvert ? Pas nécessairement tout à fait non plus, il y a bien des choses que vous ne savez pas. Mais on ne peut pas nier que l'art, la littérature, touchent à l'intime, et que dire ce que l'on a aimé (ou non) dans un roman, c'est révéler ses failles, c'est mettre au jour ce qui nous trouble, nous émeut. Et ce qui nous émeut, c'est nous. Et nous devenons alors, quelque part, intelligible à ceux qui savent lire entre les lignes.

 

Il y a longtemps, je citais Valery : Les oeuvres qui nous exaltent nous indiquent aussi ce qui veut croître en nous. Alors, révéler ce qui nous exalte, c'est révéler cette part de nous qui ne demande qu'à grandir, et qui est d'autant plus nous qu'elle est en devenir...

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Par L'irrégulière
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"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." (Marcel Proust)

 

nuagedemots

 

 

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  • : L'Irrégulière est un blog avant tout féminin, même si pas mal de mes lecteurs sont des hommes. Il s'agit d'un carnet de bord, dont le sous-titre est "Cultur'elle", et où je parle de ce que j'aime, les livres de tous genres essentiellement, mais aussi les films, la mode et la beauté, la photographie, les hommes et l'amour...
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