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Samedi 29 septembre 6 29 /09 /Sep 07:00

Sans titre

 

Merci aux scénaristes qui ont placé ces paroles si justes dans la bouche de leurs personnages. Merci aux acteurs qui les ont si bien prononcées. Merci aux réalisateurs qui les ont si bien mises en scène. Ces répliques immortelles n'ont pas fini de résonner dans nos mémoires et dans nos coeurs.

 

"T'as de beaux yeux, tu sais". "Embrasse moi, idiot". "Diamonds are a girl's best friend". "Comment, Salomon, vous êtes juif ?". Il y a des répliques de film, comme ça, qui sont passées à la postérité. Cultes. Parfois passées dans le langage quotidien, sans qu'on sache toujours d'où elles viennent, d'ailleurs.

 

Lorsque je suis tombée sur ce petit ouvrage l'autre jour, j'ai trouvé amusante l'idée de les compiler, et je me suis dit que cette lecture occuperait sympathiquement un moment ou un autre de creux, et c'est ce qui s'est passé mercredi. 200 répliques cultes, choisies par Vincent Mirabel, et contextualisées.

 

Alors, j'ai trouvé cette lecture bien agréable, mais évidemment, il s'agit de choix tout personnels de l'auteur, et du coup, je suis parfois restée sur ma faim. Certaines répliques ne m'ont pas paru si percutantes et dignes d'intérêt que ça. Le parti-pris, en outre, était de ne pas prendre plus d'une réplique par film (sinon, Les Tontons Flingueurs et Le Père Noël est une ordure occuperaient la moitié du livre), intention louable, mais malheureusement j'ai trouvé que certaines répliques manquaient. D'ailleurs, de manière générale, j'ai été déçue de ne pas trouver certaines de mes répliques cultes (par exemple, rien sur la cité de la peur... alors que "Vous voulez un whisky ? - Juste un doigt. - Vous ne préférez pas un whisky d'abord ?" m'amuse toujours autant ! Quant à "c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres" (La Vérité si je mens 2, que je n'ai pourtant pas vu), je crois que je le dis au moins une fois par jour (y compris aux élèves)). Bon vous me direz que je n'ai qu'à écrire mon propre top de répliques cultes... j'y songerai !

 

200 répliques cultes du cinéma

Vincent MIRABEL

First, 2009

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Par L'irrégulière
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Vendredi 28 septembre 5 28 /09 /Sep 07:00

Lundi, nous ne sommes pas seulement allés à l'Assemblée admirer les ors de la République : nous nous sommes également rendus à Beaubourg, pour une visite-conférence sur le thème des artistes. Une occasion pour moi de découvrir ce musée, où je n'avais pas mis les pieds depuis une visite scolaire datant d'au moins 15 ans voire 20 (quand j'étais moi-même élève, donc). A vrai dire, je ne suis pas une grande amatrice d'art contemporain et j'éprouve donc certaines réticences devant certaines oeuvres qui, selon moi, font passer le conceptuel avant l'artistique, et le travail de certains artistes me laisse donc aussi perplexe qu'une poule devant un cure-dent. Disons que parfois, je me sens plongée en plein dans Art de Yasmina Rezza.

 

Nonobstant, j'ai appris pas mal de choses. J'ai surtout saisi certaines oeuvres à la volée en passant dans des salles qui ne faisaient pas partie de notre parcours thématique, mais qui me parlaient plus que d'autres. Une petite sélection (certaines oeuvres sont prises au reflex, d'autres avec Instagram, d'où la qualité variable).

 

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Par L'irrégulière
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Jeudi 27 septembre 4 27 /09 /Sep 07:00

Sans titre

 

Il aurait préféré garder son père à l'état d'icône fantasmée, tantôt haïssable, tantôt mystérieux. Au gré de ses humeurs, il a imaginé son père fuyant par nécessité, porteur d'un secret trop lourd à partager, sacrifiant sa carrière d'artiste par altruisme. Le choc qu'il a subi en apprenant la mort d'un père mille fois imaginé l'a d'abord plongé dans un profond mutisme ; à présent, il redoute la violence de la vérité. Comme si la fin de cette quête, toute virtuelle qu'elle aité été, le rendait orphelin une seconde fois.

 

Treizième lecture pour le prix Confidentielles...

 

Gilles est vendeur au rayon chaussures pour femmes du Bon Marché le jour, et transformiste dans un cabaret de Montmartre la nuit. Il vit avec Lucie, sa compagne, et leur fille Honorine, avec lesquelles il rend régulièrement visite à sa mère Monica et les cinq vieux colocataires de celle-ci, tous plus ou moins artistes. Une vie bien rangée donc, quoique peu banale. Mais un jour, il reçoit une convocation émanant du notaire d'une petite ville normande où il n'a jamais mis les pieds et ne connaît personne. Ce qui l'attend fait basculer sa vie : son père, qui s'est enfui en apprenant la grossesse de Monica, lui a légué tous ses biens, pour l'essentiel un manoir. Accompagné de toute la petite troupe, Gilles part à la découverte de son héritage et de ses secrets...

 

Ce roman, qui est la suite des Colocs du même auteur (que je n'ai pas lu, et qu'il n'est pas nécessaire de connaître pour comprendre ce volume) ne manque pas de qualités. Souvent très drôle, avec des scènes presque d'anthologie, il pose de manière intéressante la question de l'énigme de l'identité, du puzzle à reconstituer pour se trouver soi, pour comprendre qui on est. Les personnages sont originaux, attachants, j'ai adoré leur côté artistes bohêmes, un peu hors-normes. J'ai donc passé un très bon moment avec ce roman, que j'ai lu en une journée (en général, c'est bon signe que je sacrifie de précieuses heures de sommeil pour terminer un livre). Mais, j'avoue que la fin m'a laissée un peu perplexe : l'aboutissement de l'enquête de Gilles concernant l'identité de son père est totalement cohérente, finalement, mais je l'ai tout de même trouvée "trop" et plutôt invraisemblable, pour tout dire. Et pourtant vous me connaissez, je ne suis pas forcément une intégriste de la vraisemblance, mais là, je trouve que c'est un peu exagéré. Ceci dit, ce n'est tout de même pas très grave, ça reste un très agréable roman, que je vous conseille si vous aimez les univers fantasques et un peu décalés...

 

Lu par Livrogne

 

Mon père, c'était toi ?

Vincent PICHON-VARIN

Le Cherche-Midi, 2012

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Par L'irrégulière
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Mercredi 26 septembre 3 26 /09 /Sep 07:00

Il n'est pas donné à tous les photographes, surtout les dilettantes comme moi, de pouvoir aller faire une série de clichés dans les hauts lieux de l'Etat, en l'occurrence l'Assemblée Nationale. Et bien moi, oui, moi, j'ai eu cette chance, opportunité, privilège, comme vous voulez. Non pas grâce à mon statut de blogueuse influente, même si c'est dans cette optique que j'en ai largement profité, mais parce que mes collègues et moi y avons emmené les Schtroumpfs lundi.

 

Une visite somme toute bien agréable, et surtout impressionnante. Après m'être bruyamment illustrée lors des contrôles de sécurité (j'avais mis ma tunique aux manches bijoux, ce qui a fait sonner le bidule et provoqué l'hilarité du gars de la sécurité : "Ah ben elle sonne de partout, la dame !". Que voulez-vous, la discrétion, je ne connais pas), j'ai pu jouer à loisir les paparazzi, croiser le Président (de l'assemblée) et pénétrer dans le Saint des Saints de la République : l'hémicycle. Qui est en fait assez petit, contrairement à ce que nous font croire les caméras trompeuses de la télévision (il serait d'ailleurs intéressant de nous pencher sur cette volonté d'accentuer la solennité des lieux par des effets visuels). 

 

Ce qui est frappant, surtout, c'est le luxe ostentatoire des lieux. Des dorures en veux-tu en voilà, des lustres à pampilles gigantesques, des fresques, des bas-reliefs, des sculptures, des sièges de velours rouge... et une bibliothèque qui m'a laissée sans voix, mais que malheureusement je n'ai pas eu le droit de photographier...

 

Je vous laisse juge, c'est un régal artistique (les premières sont un peu loupées car au démarrage, j'ai eu un souci avec mon triangle d'exposition (dans la mesure où je déteste le flash) et surtout, ma balance des blancs (je ne sais pas ce qu'ils utilisent comme éclairage... ça semblait parfois artificiel, mais en fait non, du coup j'ai du mettre en automatique)  !

 

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Par L'irrégulière
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Mardi 25 septembre 2 25 /09 /Sep 07:00

Sans titre

 

Elle était devenue une autre, métamorphosée comme le papillon qui quitte le cocon qui menace sa survie. L'écriture avait été une révélation, une libération. Sa vie, qui n'avait eu jusqu'alors de sens qu'à travers l'ascension de Marc, se révélait progressivement, au fil des pages et de la naissance de ses personnages. Ecrire avait été un moyen d'effacer son identité pour s'en créer de nouvelles. Ses livres étaient lus par d'autres, elle pouvait maintenant se cacher derrière des histoires, oublier qui elle était vraiment.

 

Je lis très peu de polars, ce n'est pas un genre que j'affectionne particulièrement, mais évidemment, celui-ci faisant partie de la sélection du prix Confidentielles, je l'ai lu, non sans plaisir d'ailleurs, même s'il ne m'a pas totalement conquise...

 

Un matin de janvier, le corps sans vie d'une jeune fille est découvert à l'Ermitage, la vaste propriété où vit Marianne Gil, écrivain. C'est son ami Jo qui a fait cette macabre découverte et qui a aussitôt prévenu Marianne. Le capitaine Francis Humbert (fraîchement divorcé), de la Brigade de Recherche de Chaumont, est chargé de l'enquête. Comment la victime est-elle arrivée là ? Que faisait-elle, seule, dans un lieu aussi isolé ? Et d'abord, qui est-elle ? Mais ce qui intrigue surtout l'enquêteur, c'est Marianne, qui vit dans la propriété de son ex, un chanteur célèbre. Pourquoi s'est-elle ainsi coupée du monde ?

 

Alors, comme je le disais en préambule, j'ai plutôt passé un bon moment avec ce roman. Je l'ai lu avec entrain et il a su éveiller ma curiosité. Mais je ne suis pas plus enthousiaste que ça, pour plusieurs raisons. D'abord j'ai trouvé le style un peu lourd. Et puis, j'avoue, j'ai trouvé les personnages assez caricaturaux : le flic est bien évidemment obsédé par son boulot et vient de divorcer, l'écrivain vit retirée du monde, cache un lourd secret, est alcoolique et droguée, et j'en passe, et les deux vont bien évidemment tomber amoureux. Tout cela fait beaucoup cliché, et ce d'autant que finalement j'ai trouvé que l'auteure ne tirait pas suffisamment parti du fait que son personnage central était écrivain. En outre, je n'ai pas bien compris ses relations avec son ex ni, pour tout dire, la véritable utilité de ce personnage, à part qu'il est célèbre et que ça excite les journalistes. Enfin, après j'arrête, le tout manque assez de surprises, dans la mesure où à aucun moment il n'y a de réel retournement de situation, de ceux qui vous font faire "haaaaaaaaan" et que l'on attend, quand même, dans ce genre de romans !

 

Une femme seule

Marie VINDY

Fayard, 2012

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Par L'irrégulière
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Lundi 24 septembre 1 24 /09 /Sep 06:14

Sans titre

 

Sans ma came je ne tiens pas debout. Sans mec mignon au bureau je ne sors pas de chez moi. La séduction, le jeu du pouvoir et du mensonge, ont toujours été mon unique motivation. Je regrette pour les bébés dauphins à sauver et les champs de recherche à faire avancer mais je préfère être consciente de mes priorités. Moi, ce que je veux, c'est les montagnes russes : qu'on m'étourdisse et qu'on me défonce jusqu'au bord du coma. Si la passion est une drogue, alors la difficulté consiste à trouver un dealer talentueux, en phase avec les désirs du moment. Certains dealers vendent des produits nuls. D'autres vous emportent pour des années.

 

Maïa Mazaurette. On connaît son blog et ses chroniques pour divers magazines, qui lui ont valu le titre de "sexperte". Elle est aussi à l'origine avec Arthur de Pins de certains Péchés Mignons. Et, pour couronner le tout, elle est écrivain. La Coureuse, qui sort aujourd'hui, est ainsi son quatrième roman (et le premier que je lis), et il se trouve qu'il a agréablement prolongé les réflexions métaphysico-ontologiques dans lesquelles m'avait plongé Reflets dans un oeil d'homme.

 

Maïa est une coureuse, une chasseuse d'hommes. D'eux, elle se lasse vite. C'est pour cela qu'elle quitte Alexander. Elle ne veut pas se compromettre dans une relation de couple engluée dans le quotidien. Elle préfère la passion, qu'elle vient de retrouver avec Morten. Sans beaucoup d'illusions, cependant. Car, chez elle, l'amour dure deux ans...

 

Quelle bonne surprise que ce roman qui mérite, à mon avis, d'accéder au devant de la scène de cette rentrée littéraire. De quoi s'agit-il ? D'une autofiction assumée qui, malgré de nombreux échos à Sex and the city (que ce soit par l'importance du sexe, l'héroïne rédactrice pour divers magazines, ou le riche Mister Big danois) est loin d'être seulement de la chick-litt. L'héroïne est ici prise dans un réseau de contradictions que bien des femmes connaissent : le couple, la chasse, la consommation, le tout tout de suite, l'absence de frustration, le grand frisson perpétuel d'un côté, et le quotidien, le prince charmant, le grand amour et le couple perpétuel de l'autre. Évidemment, ce questionnement est au coeur du chaos actuel des relations hommes/femmes, et c'est un questionnement sans doute générationnel (Maïa a le même âge que moi), j'y reviendrai. Toujours est-il que j'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman et son héroïne, son concept de "monogamie sérielle" (je le note pour plus tard !), la thématique du rôle que l'on joue dans le jeu de la séduction : finalement, on a presque là une sociologie du sexe et du couple, derrière une histoire, plus d'une servitude volontaire (jusqu'à un certain point) que d'amour, véritablement. Parce que Morten... bon sang que je l'ai détesté, en tout cas au début : le type qui veut tout contrôler, critique tout, veut la changer, le genre de mec qui te fait tomber au fond du gouffre, se sert de toi comme d'un trophée pour montrer sa réussite mais te donne toujours le sentiment que tu n'es jamais assez bien. Trop grosse, pas assez intelligente, maladroite... mais évidemment, ce qui est intéressant dans cette relation qui n'est autre finalement qu'un enjeu de pouvoir, c'est comment, malgré tout, elle se soumet. Et là, on met bien évidemment, encore une fois, le jeu sur certaines contradictions inhérentes au féminisme dont je parlais l'autre jour : la féministe en moi me dit que, mais la femme dit le contraire. Alors elle se fait poupée, s'habille dans le regard de l'homme, minaude, cherche à plaire, parce que, malgré tout, c'est ce qu'elle veut, elle...

 

Alors, pour tout dire, ce roman m'a énormément plu, tout autant qu'il m'a perturbée. C'est le roman que j'aurais pu écrire, dans les grandes lignes. Ou plutôt, tout en étant radicalement différent, il est aussi très semblable au mien*. Les mêmes schémas. Les mêmes obsessions, les mêmes désillusions. Et, oui, je pense que c'est une question de génération. Nous, les trentenaires, sommes-nous une génération sacrifiée sur l'autel de la complexité des relations amoureuses, incapables de résoudre nos contradictions, incapables de faire le choix entre nos idéaux d'indépendance et nos aspirations à l'amour absolu, le prince charmant et le mariage magique ? Perdues entre les wonder women des années 80 et les films de Walt Disney ? La révolution sexuelle et le désir d'éternité ? La dictature de la performance sexuelle et l'envie de ne pas passer pour une actrice porno ? Oui, génération perdue, génération désenchantée, génération qui ne sait plus où elle va...

 

Alors bien sûr, Maïa fait des choix, et les assume pleinement. Mais je me demande quand même, au final, si ces choix lui conviennent totalement...

 

*Dont je vous rebats les oreilles et que vous ne voyez toujours pas venir, je sais. Mais il était fini, et là, j'ai envie de réécrire certains trucs... c'est un travail de longue haleine (et puis bon, ça ne fait que deux ans hein...)

 

La Coureuse

Maïa MAZAURETTE

Keiro, 2012

challenge album

4/7

By Hérisson et Mimipinson

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Par L'irrégulière
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Dimanche 23 septembre 7 23 /09 /Sep 07:00

Sans titre

 

L'autre jour, je m'interrogeais sur la critique littéraire, et plus précisément sur ce que j'en attendais. Pourquoi, par exemple, je ne tiens que très peu compte des avis des critiques professionnels, même si je les lis ? Pourquoi ils sont incapables, la plupart du temps, de me faire désirer un livre ?

 

Alors, j'ai repensé à cette formule d'Anatole France, que j'avais trouvée dans l'Eloge de la critique de Jaqueline Razgonnikoff et que j'avais mise en exergue. Et je me suis rendue compte que tout était dit par cet auteur dont pourtant je n'apprécie pas la prose. La critique littéraire, c'est un récit de voyage : le voyage d'une âme, d'une personnalité, d'une pensée, à travers une oeuvre. 

 

Voilà pourquoi je n'aime pas les critiques soi-disant "objectives". D'abord, parce que je doute de toute façon que cela existe : la seule objectivité possible est celle de l'expérimentation scientifique ; lorsqu'on parle d'art, on ne peut être que subjectif, et l'objectivité n'est qu'un déguisement derrière lequel se cache le sentiment. Aimer, ne pas aimer, ce mystère ne se résout pas par une équation. 

 

Et du reste, je me moque un peu des données objectives. Si je lis un récit de voyage (ce que je ne fais plus, d'ailleurs : j'ai frôlé l'indigestion avec ma thèse), je n'attends pas que l'auteur me dise combien mesure la Grande Pyramide ; ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il a ressenti, lui, en la voyant. Et si lire, c'est voyager, alors, ce que je demande au critique, ce n'est pas de me dire qu'il y a beaucoup de métaphores, mais de me révéler ce qu'il a ressenti, si l'ouvrage l'a touché, a fait écho en lui, l'a fait vibrer, l'a remué, l'a questionné, l'a fait grandir, réfléchir, mûrir, changer. Ou bien l'a agacé, ennuyé, révolté, peiné...

 

Oui, je voudrais plus de je dans la critique littéraire. Et je crois que c'est, malgré tous les reproches dont ils sont la cible, cette subjectivité qui fait la grande force des blogs. Parce que nous, blogueurs, n'avons pas peur de livrer aussi une part de nous-même lorsque nous parlons d'un ouvrage !

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Par L'irrégulière
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"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." (Marcel Proust)

 

nuagedemots

 

 

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  • : L'Irrégulière est un blog avant tout féminin, même si pas mal de mes lecteurs sont des hommes. Il s'agit d'un carnet de bord, dont le sous-titre est "Cultur'elle", et où je parle de ce que j'aime, les livres de tous genres essentiellement, mais aussi les films, la mode et la beauté, la photographie, les hommes et l'amour...
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