Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 07:00

Je suis tombée hier sur cette vidéo de Philippe Delaroche parlant de L'Insoutenable légèreté de l'être. Le hasard fait bien les choses, je vous reparlerai de Kundera mardi...

 

 

D'ailleurs, L'Express Culture, dans le prolongement du dossier de Lire sur les romans d'amour, propose en ce moment une très jolie série d'articles : Phèdre, Romeo et Juliette, L'Amant sont pour l'instant au programme !

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Quant à moi je vais me replonger dans la lecture beaucoup moins romantique de mes listes pour les oraux blancs de bac !

Par L'irrégulière - Publié dans : Challenge amoureux
Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 2 petits mots doux

Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 07:00

Untitled

 

En attendant ma mère, je mis de l'ordre dans ma chambre, dans la salle de bain. Je regardai avec curiosité mon reflet dans la glace, au-dessus du lavabo. Était-ce l'amour de Jean-Luc ? Je me découvrais jolie, avec quelque chose d'assuré que je n'avais pas avant de le rencontrer. J'étais amoureuse, je le voyais à l'éclat de mes yeux, dans mes traits affinés, mais est-ce que d'autres le verraient ?

 

C'est un des livres (je reviendrai plus loin sur l'appellation générique de "roman") événements de ce début d'année 2012, un livre dont on a parlé un peu partout.

 

En juin 1966, après 3 rencontres plus ou moins loupées, Anne Wiazemsky envoie, par l'intermédiaire des Cahiers du cinéma, une lettre à Jean-Luc Godard. Tout de suite il la rappelle, lui dit qu'ils faut qu'ils se voient, et la rejoint dans le sud de la France. C'est que le cinéaste de 36 ans était déjà, depuis quelques temps, amoureux de la jeune lycéenne de 19 ans, qui doit repasser le bac en septembre. Mais, malgré les années qui les séparent, ils plongent dans la passion amoureuse.

 

Alors, avant de donner mon avis, je vais m'agacer : je voudrais vraiment que l'on arrête d'estampiller "roman" des textes qui n'en sont de toute évidence pas. Il n'est pas honteux d'écrire des textes autobiographiques, et il n'est pas honteux non plus de les publier sous cette appellation. Alors je sais bien que le roman est le genre qui se vend le plus, mais enfin, pour faire vendre, on ne va pas non plus écrire "roman" sur tout et n'importe quoi. Donc ce texte est autobiographique, c'est comme tel que je le catégoriserai, quoi qu'en dise la couverture !

 

A part ça, j'ai beaucoup aimé. Alors je ne vais pas vous cacher qu'au début ce texte m'a mise diablement mal à l'aise, car je trouvais le principe un peu impudique, et le name dropping m'a quelque peu agacée, mais finalement, je me suis laissée embarquer. J'ai aimé l'écriture, le style fluide et agréable, Anne Wiazemski parvient parfaitement à retranscrire ses émotions d'adolescente, et c'est cet aspect qui m'a le plus charmée : voir cette jeune fille qui se transforme en femme. Au début, j'ai eu du mal à la cerner, j'avais l'impression d'une gamine égocentrique qui s'entiche d'un homme fragile de 17 ans son aîné, et dont elle ne sait que faire. 17 ans, ce n'est rien en fait, mais lorsqu'on est encore une enfant, c'est beaucoup. Et puis, l'amour grandit et elle grandit, et c'est particulièrement émouvant. On découvre Godard sous un jour nouveau : touchant, romantique, plein d'attentions, mais aussi peu sûr de lui, jaloux et possessif. En un mot, amoureux. Et à travers cette histoire d'amour, c'est aussi le portrait d'une époque qui nous est fait, une époque tiraillée, avec d'un côté la "France de tante Yvonne" incarnée par les Mauriac (je l'avoue : cet écrivain réactionnaire, grand-père d'Anne, me file de l'urticaire, même s'il apparaît dans le roman sous un jour plutôt sympathique il est vrai) et de l'autre les révolutionnaires gauchistes, Cohn Bendit jamais nommé directement mais dont Anne fait la connaissance à Nanterre, les milieux intellectuels d'avant mai 68. De ce point de vue, la maolâtrie de Godard apparaît clairement comme ridicule, puisqu'on sait aujourd'hui ce que la "Révolution Culturelle" admirée à l'époque a donné en termes de sang et d'horreurs. Mais bon, peu étaient visionnaires...

 

En tout cas c'est un livre que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire et qui m'a appris pas mal de choses sur une époque que je connais assez mal, sur un milieu (celui du cinéma) que je connais assez mal aussi, avec en prime une très jolie histoire d'amour !

 

Une Année studieuse

Anne WIAZEMSKY

Gallimard, 2012

prixlanderneauroman

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle lit... des biographies et autobiographies
Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 11 petits mots doux

Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 07:00

Untitled

 

Tout de suite, François a su qu'il allait se passer quelque chose entre cette fille et lui. Pas un coup de foudre, un saisissement. Il a même pensé, distinctement, avec des mots : "Elle sera mon bonheur ou ma perte".

 

Je ne sais pas si c'est moi qui subit les effets d'une conjonction astrale particulière mettant souvent ces livres entre mes mains, où si réellement les livres mettant en scène des écrivains sont vraiment à la mode, mais le fait est que j'ai quand même l'impression d'en lire beaucoup. Ce qui, du reste, n'est pas du tout pour me déplaire.

 

François est un jeune écrivain qui vient de publier un roman jouissant d'un certain succès. Florette (NDLR : j'émets des réserves quant au choix de ce prénom) est une journaliste littéraire, maîtresse d'un vieil écrivain sur le retour. Une relation étrange, perverse, se nourrissant d'un rapport de domination dont on ne sait pas très bien dans quel sens il fonctionne. Peu après avoir mis fin à cette liaison, Florette lit le roman de François et le rencontre lors d'une dédicace de presse ; ils tombent rapidement amoureux. Quant à Souad, première femme ministre dans son pays, l'Algérie, elle a également écrit un livre où elle relate son combat féministe. François et elle se rencontrent sur le plateau d'une émission littéraire. Ils sympathisent d'autant plus facilement que Souad a connu la mère de François, il y a longtemps, en Algérie, et que le jeune homme espère bien qu'elle pourra l'éclairer sur ce dont sa mère n'a jamais voulu lui parler.

 

Ce roman est absolument magnifique, plein d'amour mais absolument pas fleur bleue : les relations complexes entre les personnages sont particulièrement bien analysées, c'est profond et absolument pas simpliste comme cela arrive parfois. Les personnages sont du coup de vrais humains, avec leurs faiblesses, leurs mensonges, leurs lâchetés, leurs fissures, leurs interrogations : "Elle est sûre d'aimer cet homme. Parfois, elle se demande pourquoi." Tout le grand mystère de l'amour me semble condensé dans ces deux phrases pourtant simples, mais lumineuses. Mais il y a plus. Il y a les arcanes de la création littéraire, et la manière dont les événements du passé dont nous n'avons pas toujours conscience imprègnent notre vision des choses. Car au fur et à mesure où François transforme son roman en scénario pour le cinéma (d'où le titre), la lumière se fait sur son passé et lui donne un sens. Et c'est magique.

 

Je n'avais encore jamais rien lu de Louis Gardel, mais je suis vraiment séduite par son écriture et son univers. Et je pense que dès que j'aurai le temps, je piocherai un autre titre dans sa bibliographie pour poursuivre ma découverte !

 

Le Scénariste

Louis GARDEL

Stock, 2012

prixlanderneauroman

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle lit... des romans
Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 4 petits mots doux

Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 07:00

Cela n'est plus un secret pour personne : je suis une maniaque des séries télévisées (est-ce qu'il existe un nom pour cette addiction, à l'image de la bigorexie pour les obsédés du sport, mot que j'ai appris récemment et que j'ai recasé hier matin en cours ?). Et en particulier des vieilles séries aux délicieux accents vintage. Pour moi elles ont le goût de l'enfance, comme une petite madeleine de Proust, lorsque je les regardais, très jeunes, toute seule ou avec mon papa et ma maman ! Et suite à ma replongée dans ma si chère Pour l'Amour du risque, je me suis rendue compte que toutes ces séries ont durablement nourri mon imaginaire. D'abord parce que, sitôt l'épisode terminé, je ne pouvais m'empêcher d'inventer d'autres aventures aux personnages (aurais-je une âme de scénariste ?). Et puis aussi parce que, si je ne me souviens pas de la teneur des épisodes, je me rends compte que certaines choses pourtant m'ont marquée...

 

Bref, voici mon top ten des séries dont je reverrais des épisodes avec plaisir (ou devant lesquelles je suis scotchée dès qu'il en passe un à ma portée), même si elles ont affreusement vieilli, même si le brushing des acteurs est à mourir de rire, même si parfois on a envie de leur dire "c'est con, si t'avais un portable tu pourrais appeler/c'est con, ça serait tellement simple à chercher sur internet".

 

amourdurisque_effected

 

saint_effected

 

hommequivalait_effected

(Homme dont on remarque que la valeur a beaucoup augmenté en passant la frontière française, ça doit être l'inflation)

 

Ateam_effected

 

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Agentstresspeciaux_effected

 

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(Dont un remake récent nous offre un Steve MacGarrett nettement plus graourrrrr que l'original)

 

On remarquera un goût prononcé, dès mon jeune âge, pour les milliardaires, les grosses bagnoles de sport et les destinations ensoleillées. Je ne me referai pas, c'est trop tard...

 

Alors je sais qu'il en manque qui vous ont certainement marqués, et si je vous pose la question, sans doute allez-vous me répondre Magnum (mais je n'ai jamais beaucoup aimé cette série, malgré la grosse bagnole de sport et le soleil) ou Daktari (dont je n'ai jamais vu un seul épisode, ou alors ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable). Mais je la pose quand même : et vous, quelles séries affectionniez-vous quand vous étiez petits ?

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Par L'irrégulière - Publié dans : things I want to remember
Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 12 petits mots doux

Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 19:52

Dimanche, je vous proposais un billet d'humeur déplorant le manque de courtoisie dans la vie en général, et sur les blogs en particuliers. J'y épinglais notamment les auteurs, qui prennent un peu les blogs pour un service de promotion à la demande. Mais j'avais oublié un cas de figure : celui de l'auteur malotru furibard qu'on ose mettre en doute son génie. Du reste, l'aventure ne m'est pas arrivée personnellement, car c'est Alice (lisez les commentaires) qui a fait les frais d'un scribouillard mal embouché, Frédéric Lenormand pour ne pas le citer, auteur que je ne connais du reste pas et que franchement, je n'ai pas envie de connaître, vu son attitude.

 

Résumons les faits : Alice propose une critique, pas négative en plus mais pas dythirambique non plus, et monsieur s'insurge, se rengorge, monte sur ses ergots outragés. Comment donc, on se permet de ne pas couvrir d'éloge un livre reçu gratuitement (oui, si on paye, on a le droit de trouver ça nul, apparemment) ? Scandale ! Fureur !

 

Monsieur Lenormand, si François Busnel condescendait à lire votre modeste ouvrage, qu'il n'aurait sans doute pas payé de sa poche car il ne faut pas abuser, et émettait des réserves sur le sus-dit ouvrage, oseriez-vous ainsi l'attaquer ? Non, bien sûr, car en plus d'être discourtois, vous êtes sans aucun doute lâche, vous et votre clique de valets qui s'amuse à poster des photos ridiculisant le blog en question sur votre page facebook ! Oh, comme c'est mature ! Oh, comme c'est intelligent !

 

Monsieur Lenormand, vous êtes un enfant. Votre réaction est digne de celle d'un collégien qui, recevant une mauvaise note à son devoir, n'est pas capable de se remettre en cause et accuse le professeur d'être mauvais. Qui veut noyer son chien...

 

Monsieur Lenormand, de vrais grands auteurs existent. Et eux, ils acceptent la critique. Parce que la critique permet de réfléchir, de s'améliorer, et tout simplement de grandir. Votre réaction puérile prouve donc que vous êtes tout, sauf un grand auteur.

 

Monsieur Lenormand, vous ne lirez sans doute pas ce texte, mais moi, ça m'a amusée de l'écrire !

Par L'irrégulière
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 07:00

thomascrown

 

Je n'avais jamais vu ce film. C'est bien, en un sens, d'avoir encore de grands monuments du cinéma à découvrir. Donc lundi soir, j'ai profité de ce qu'Arte le diffusait pour combler cette lacune dans ma culture cinématographique. Malheureusement, j'ai un peu joué de malchance : mon décodeur TNT est capricieux, et sur le réseau hertzien le film était en VO non sous-titrée. Or si je lis l'anglais assez aisément, c'est beaucoup plus difficile pour moi de le comprendre à l'oral, et de ce fait je n'ai pas tout à fait tout saisi tout ce qui se passait. Ceci dit, je me suis du coup concentrée sur d'autres éléments...

 

Thomas Crown, riche homme d'affaire, s'ennuie. Ni le golf, ni ses accrobaties en planeur ne le satisfont. Il est malheureux, car sa vie manque de mouvement. Aussi il s'attèle à l'organisation d'un braquage de banque particulièrement minutieux, qui laisse la police perplexe. Mais la compagnie d'assurance envoie pour enquêter la délicieuse et perspicace Vicky Anderson...

 

Evidemment, je me suis donc plus attachée aux aspects esthétiques qu'à l'histoire en elle-même, et il y a beaucoup à dire. Tout d'abord, j'ai été particulièrement séduite par l'utilisation du split screen, qui permet de montrer plusieurs images en même temps ; s'il ne surprend plus guère (encore qu'on le voit de moins en moins ailleurs que chez Tarantino), c'était une innovation à l'époque car Norman Jewison est le premier, dans ce film, à l'utiliser, et je trouve qu'il correspond plutôt bien à l'ambiance du film. Mais surtout, il y a les acteurs. Steve MacQueen évidemment, qui disait que c'était de toute sa filmographie son rôle préféré. On a juste envie de lui sauter dessus et de lui arracher sauvagement sa chemise (il faut dire que sans chemise, il est particulièrement intéressant, mais avec également, du reste, tant il porte bien le costume). Charismatique, charmeur et sûr de son charme, séduisant et séducteur, il est l'incarnation du mâle à l'état pur. Quant à Faye Dunaway, elle est également parfaite : belle, lumineuse, drôle, excentrique, j'ai bavé sur toutes ses tenues, composées de robes courtes aux couleurs pastels, ultra-accessoirisées notamment d'immenses chapeaux et de lunettes de soleil géantes : la classe incarnée ! Et enfin, la musique magistrale de Michel Legrand, The windmills of your mind, comme une ritournelle obsédante, colle parfaitement au film (bon, j'avoue moi elle me donne envie de pleurer).

 

Si je devais donner deux raisons seulement pour voir ce film, je citerais les deux scènes mythiques. Qui ont ceci d'avantageux que ce sont deux scènes silencieuses. La première est la très chaude (et métaphorique) partie d'échec : il ne se passe rien d'inconvenant, au final, et pourtant la tension érotique est à son comble. Une grande leçon d'allumage de la part de Vicky. Et puis évidemment, après avoir joué aux échecs, jouons donc à un autre jeu, propose Thomas ("Do you play something else ?") et nous avons la si célèbre scène du baiser, dont on dit souvent que c'est la plus longue de l'histoire du cinéma mais d'après mes recherches cela n'a jamais été le cas puisqu'on a une scène de baiser de plus de 3 minutes dans un film de 1941, You're in the army now. Bon, ceci dit, suite à la scène torride de la partie d'échec, 55 secondes suffisent amplement à donner des vapeurs !

 

Bref, un film que j'ai vu avec beaucoup de plaisir et d'intérêt, même si je n'ai pas tout compris, et qu'il faudra donc que je revoie avec les sous-titres ! Et sinon, si certains ont vu le remake avec Pierce Brosnan (rien que d'écrire son nom j'ai des palpitations), est-ce que ça vaut le coup ?

 

The Thomas Crown Affair

Norman Jewison, 1968



Bande annonce L'Affaire Thomas Crown

 

Affaire Thomas Crown Générique : The Windmills of your mind

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle regarde... des films
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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 07:00

Untitled

 

Werde, der du bist - Deviens qui tu es (Nitzsche)

 

(Et ben, si je me mets à parler allemand su mon blog, on n'est pas rendus mes amis !)

 

C'est un des événements littéraires du moment : une suite de romans conçue comme une série télévisée, en plusieurs saisons de six épisodes chacune, à raison d'un épisode par mois, édité directement en poche. Or vous connaissez mon addiction pour les séries télé : il était bien évidemment inconcevable que je passe à côté de cette petite curiosité !

 

(En fait, j'ai bien failli parce que quand on m'a proposé le partenariat, on m'a dit que le lecteur devait lui même résoudre les énigmes, et dans la mesure où je ne verrais pas une vache dans un couloir, je suis une quille pour résoudre les énigmes et j'ai donc décliné (enfin il me semble), mais sans doute ma bonne étoile veillait et je l'ai reçu quand même, pour ma plus grande joie finalement !!!!)

 

Je vais faire court pour le résumé, par peur de spoiler : un soir à Brooklin. Une femme, visiblement terrifiée, fuit un mystérieux danger. Elle se réfugie dans un musée. Une fusillade éclate...

 

Nous avons affaire ici, plus qu'à un roman, à une véritable expérience. En effet, les pages sont parsemées de flashcodes menant à des bonus. Je n'en dirai pas plus parce que malheureusement mon i.phone de première génération ne me permet pas de lire les flashcodes (je vous rassure donc : ils ne sont pas indispensables à la compréhension de l'histoire), mais ce problème devrait être résolu prochainement. Pour le roman en lui-même, j'ai adoré son originalité : l'écriture est très visuelle, comme un véritable scénario, la narration est très efficace, le rythme rapide, on ne s'ennuie pas, c'est parfois très drôle (notamment le passage où Draken, le psy de l'histoire, est face à une patiente et commente ses interventions tout à part lui). J'ai appris des choses, comme par exemple que faire l'amour peut occasionner une amnésie partielle autre que "qui est ce type dans mon lit ?" un lendemain de cuite (et j'avoue que c'est tout de même très angoissant). Les personnages sont particulièrement bien campés et tout de suite attachants : Emilie, la jeune femme du résumée, particulièrement fragile et vulnérable, Lola, la policière chargée de l'enquête, et bien sûr Draken, pour qui j'ai d'ores et déjà un crush. Tout est fait pour ménager le suspens et susciter, bien sûr, l'envie de lire la suite, notamment le teasing à la fin sur l'épisode suivant (exactement comme dans les séries télé, donc). J'admire vraiment la performance des deux auteurs !

 

Pari réussi pour ce pilote qui donne envie de voir lire la suite de la série ! Vivement l'épisode 2, le 26 avril sur vos écrans dans vos librairies !

 

En cas de manque, n'hésitez pas à visiter le site dédié

 

Neph l'a lu aussi, mais est un peu moins enthousiaste !

 

Sérum [Saison 1, épisode 1]

Henri LOEVENBRUCK et Fabrice MAZZA

J'ai Lu, 2012

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle lit... des romans
Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 7 petits mots doux

"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." (Marcel Proust)

 

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