Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 07:00

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Les chaussures de Manolo Blahnik sont aussi bonnes que le sexe... sauf qu'elles durent plus longtemps. (Madonna)

 

Est-il bien utile de réitérer cette affirmation : je suis une shoes-addict. D'ailleurs, c'est écrit sur ma bannière. Et comme toute shoes-addict, mon plus grand fantasme en ce monde est de posséder une paire de Manolo. Mais, làs, je n'ai pas encore épousé Jonathan Hart et mon employeur refuse obstinément de m'accorder des frais de représentation pour garder ma couronne de prof la plus élégante du lycée. Alors bon, je dois me contenter de rêver, ce que je sais faire assez bien... et ce petit ouvrage est un parfais viatique pour un pays des rêves rempli de chaussures plus merveilleuses les unes que les autres, des chaussures dignes de Cendrillon.

 

Les dessins de Manolo, première étape de la création de ces chaussures empreintes d'une poésie rare qui font d'elles de véritables oeuvres d'art, sont eux-mêmes de véritables tableaux, colorés, chamarrés, décorés, et d'ailleurs les originaux s'arrachent comme les créations qu'ils illustrent. On y retrouve le monde imaginaire de Manolo, ses thèmes obsédants, ses couleurs fétiches, ses formes favorites. 

 

A côté des dessins, des citations d'admirateurs, et surtout d'admiratrices, de Manolo, de ses chaussures, qui disent leur amour pour ses créations et pour l'homme qu'il est. Le bonheur de les porter, l'assurance et l'élégance qu'elles donnent, l'originalité et la perfection esthétique. Et des textes, plus fournis, de Anna Wintour, la grande prêtresse de la mode, André Léon Talley, Michael Roberts, Anna Piaggi, Eric Boman et Lady Amanda Harlech. 

 

Est-ce bien utile de vous décrire l'excitation fiévreuse avec laquelle j'ai dévoré cet ouvrage, poussant des "oh", des "ah", des "han" d'admiration et de convoitise à chaque page ? En tout cas, voici un ouvrage qui ira non pas sur la table basse, mais en décoration bien exposé dans ma bibliothèque !

 

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Manolo Blahnik, dessins

Thames and Hudson, 2009

 

Quant à moi je vous reparlerai bientôt de Manolo, avec le second ouvrage des "Fashion fairy tale memoir" dont je vous avais déjà parlé avec Christian Lacroix and the tale of sleeping beauty...

 

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Par L'irrégulière - Publié dans : Read me, I'm fashion
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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 07:00

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Il y a la courtoisie dans la vie quotidienne. Ou plutôt, l'absence de courtoisie. La goujaterie. Le furibard qui vous klaxonne agressivement parce que vous ne lui avez pas cédé une priorité que vous n'aviez pas à lui céder. La bourgeoise égocentrique qui vous écrabouille les pieds avec sa poussette-tank et qui, lorsque vous criez "Aï", vous regarde comme si vous aviez commis un crime de lèse-majesté. Le malotru qui vous demande si vous attendez le client alors que vous patientez sagement en attendant quelqu'un. L'hystérique qui vous envoie la porte dans la figure, manquant de peu de vous fracturer un nez qui n'a pas vraiment besoin de ça. L'élève (comment le qualifier ?) qui derrière votre dos assène que vous êtes une salope.

 

Non, vraiment, dans la vie, les gens ne sont pas très courtois.

 

Mais je crois que le pompon est atteint avec les mails. Je dois dire que je ne sais plus trop comment prendre certains messages émanant de personnes prenant sans doute mon blog pour... et bien, à vrai dire, je ne sais même pas.

 

Autant la plupart des attachées de presse sont adorables et gentilles, autant certaines me laissent pantoise. Déjà, il y a les mails ne contenant qu'un copié-collé de communiqué de presse, devant lequel je suis aussi perplexe qu'une poule ayant trouvé un cure-dent : en l'absence de réel message, je ne sais trop si c'est juste qu'on m'informe, ou si on me propose un partenariat, ou que sais-je ? A la limite, je me demande même si on ne s'est pas trompé de destinataire ! Et puis, il y a celles dont, après avoir répondu positivement à une proposition, on n'entend plus jamais parler...

 

Autant la plupart des auteurs sont aimables et sympathiques, autant certains me surprennent désagréablement. Ceux qui m'écrivent pour me signaler la parution de leur formidable roman, au cas où j'aurais loupé l'information (ce qui est la plupart du temps le cas, c'est un fait), et qui, parfois, n'hésitent pas à joindre un bon de commande parce que, franchement, si je ne lis pas leur prose, je vais manquer quelque chose ! (Je précise aux auteurs qu'ils peuvent tout à fait m'écrire, mais tout est dans la manière de le faire !)

 

Autant j'aime 99% des gens qui commentent ce blog, autant j'avoue que je vois d'un oeil peu amène une nouvelle tendance de commentaires : ceux émanant de sites quelconques et n'étant visiblement là que pour faire un peu de pub à leur auteur. Et je passerai sur deux commentaires particulièrement insultants et hautement grossiers d'un visiblement frustré de la gâchette (ne cherchez pas, je les ai supprimés dans la mesure où ce n'étaient pas des commentaires contredisant mon avis sur un ouvrage, mais de simples insultes gratuites).

 

Alors, c'est moi ou la courtoisie est vraiment une valeur qui se perd ?

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle (se) réfléchit dans le miroir
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 11:30

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le général Smirnov a beau assurer lors des conférences de presse télévisées que les choses évoluent, que les conscrits connaîtront désormais le lieu de leur affectation, par égard pour les familles, il semble qu'au-delà de Novossibirsk la Sibérie demeure ce qu'elle a toujours été : une expérience limite. Une zone floue. Ici ou là, qu'est-ce que ça change ? Alors on embarque tout le monde dans le transsibérien après remise du paquetage et en route.

 

L'autre jour, Christelle, de l'agence Human to Human, m'a proposé de m'envoyer la sélection du prix Landerneau 2012, et pour une fois j'ai essayé d'être logique en commençant ma découverte par l'ouvrage ayant obtenu le prix, dans la catégorie roman : Tangente vers l'Est de Maylis de Kerangal, qui avait obtenu le prix Médicis en 2010 avec La Naissance d'un pont, mais que je ne connaissais pas du tout.

 

Ce n'est pas de gaité de coeur qu'Aliocha s'embarque dans le transsibérien ce jour-là. Jusqu'au dernier moment, il a espéré échapper à la conscription, mais, làs, dans la vie les espoirs sont souvent déçus, et il est contraint, avec d'autres jeunes de son âge, de monter dans ce train qui le mènera à l'Est, vers une destination inconnue. A Krasnoiarsk, il échoue dans une vague tentative d'évasion, et peu après rencontre Hélène, une Française, montée dans le train pour fuir son amant. Entre eux va se nouer une étrange relation...

 

Je n'ai pas aimé du tout du tout. Pour rester dans la métaphore férovière, je suis restée à quai. Je me suis ennuyée à périr (heureusement qu'il est très court sinon je pense que j'aurais abandonné) et j'ai trouvé ce roman aussi passionnant qu'une énième rediffusion de l'inspecteur Derrick. Il ne se passe finalement rien, le rythme est d'une lenteur insoutenable. Je ne dis pas que c'est un mauvais roman, l'écriture est plutôt belle, trop peut-être d'ailleurs, le style est trop visible, trop poétique pour un récit, me semble-t-il. Mais surtout, ce roman ne m'a rien apporté, ne m'a pas questionnée. Je n'ai absolument pas compris les personnage, ils ne m'ont ni intéressée ni touchée, je n'ai pas compris pourquoi Hélène fuyait Anton, je n'ai pas compris quel lien unissait finalement Hélène et Aliocha, je n'ai tout simplement pas compris le propos de ce roman. Par moment, certains éléments m'ont un peu rappelé  Un Roman russe d'Emmanuel Carrère, mais en beaucoup moins abouti. Bref, une grosse déception, d'autant plus navrante que depuis j'ai lu d'autres romans de la sélection qui m'ont beaucoup plu, et que du coup je ne comprends pas bien le choix du jury...

 

Stephie est perplexe également bien que plus indulgente, Leiloona beaucoup plus enthousiaste !

 

Tangente vers l'Est

Maylis DE KERANGAL

Verticales, 2012

prixlanderneauroman

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle lit... des romans
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 07:00

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Ce rendez-vous à Paris m'enfonce dans ce que j'ai mis dix ans à décoller de ma mémoire, comme si mon souvenir était de sable, comme si l'on essuyait par une vague d'eau, une inscription, un prénom, une cicatrice tracée sur une plage. Mais ces souvenirs sont de marbre et je n'ai pu que voiler le passé à coup de décisions, de rencontres vides, de changement de cap.

 

Il y a quelques temps, Pascal Marmet m'a gentiment proposé de m'envoyer son dernier roman, un thriller psychologique dont le résumé m'a assez intriguée. Et vous me connaissez : je peux résister à tout, sauf à la tentation. J'ai donc reçu cet ouvrage avec une très gentille dédicace, et je lui ai consacré mon dernier dimanche...

 

Cela fait dix ans que Pascal Langle a quitté Paris. Après la mort brutale de la femme qu'il aimait, il a acheté un théâtre à Nice, où il vit désormais. Mais un message d'un notaire le ramène dans la capitale, pour récupérer un des onze cahiers écrits par sa compagne et laissés à un psychanalyste qui vient de décéder. Joanna, qui grâce à son culot vient de se faire embaucher dans un prestigieux magazine féminin, hérite elle aussi de l'un des cahiers, et ce à son plus grand étonnement, car elle ne connaissait pas du tout celle qui les a écrits. Bien vite, ces cahiers sèment le trouble et attirent des ennuis à ceux qui les possèdent...

 

Si j'ai consacré toute une journée à ce roman, c'est qu'à partir du moment où je l'ai commencé je n'ai pas pu le lâcher. C'est un thriller, pas très long, mais très riche et bien mené. Les thèmes sont particulièrements percutants, mais je ne voudrais pas trop en dire pour ne pas déflorer le mystère, car ce roman est plein de surprises, à la fois noir et cruel et en même temps romantique et optimiste (parce que oui, il y a de l'amour dedans, quand même, et cet amour m'a touchée). Les personnages sont attachants et bien campés, Pascal m'a évidemment beaucoup émue, il est un peu perdu, mélancolique, alors que Joanna est pourvue de toute l'énergie de sa jeunesse, dotée d'un culot monstre (sa scène d'embauche est d'anthologie), mais pas dépourvue de failles, pourtant. Alors, je regrette un peu que certaines idées n'aient pas été un peu plus creusées, mais ce roman est sans conteste un excellent divertissement !

 

A la folie

Pascal MARMET

France-Empire, 2012

 

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle lit... des romans
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 07:00

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Le monde irait peut-être mieux si nous racontions nos rêves érotiques à ceux qui en ont été les héros.

 

Le titre de ce roman, si mystérieux et pourtant si parlant, m'a immédiatement interpelée et c'est ce qui m'a poussée à le lire. Parce que cette phrase, c'est un peu l'histoire de ma vie et elle résume parfaitement ce que je pourrais dire à celui qui est cher à mon coeur. Et lorsque je me suis dit ça, je n'avais pas encore lu le roman...

 

Lorsque sa mère meurt, le narrateur, qui pourtant aime rêver, décide qu'il refuse que le monde soit pour lui comme avant, et choisit, comme l'ont déjà fait beaucoup de ses contemporains dans l'univers totalement à part du roman, de prendre un médicament qui lui permettra de ne plus jamais dormir. Mais, alors qu'il va se faire l'injection libératrice, il est interrompu par un coup de fil, lui annonçant un événement tout à fait inattendu : on attend de lui qu'il se serve de son don, qui lui permet de voir le passé des gens, pour savoir si celui qui dit venir d'une autre planète est bien ce qu'il prétend être...

 

Je ne suis pas très très satisfaite de mon résumé : évidement, il correspond à ce qui se passe dans le roman, mais en même temps, cela va beaucoup plus loin. Ce n'est absolument pas un roman de science-fiction racontant l'arrivée d'un extra-terrestre sur terre. C'est beaucoup plus. J'ai du mal en fait à parler de ce texte totalement déconcertant. Surprenant et déconcertant, à mi-chemin du fantastique et du merveilleux. Malgré le total manque de réalisme, on se laisse pourtant embarquer dans ce qui est plus un conte qu'un roman, presque un rêve en fait. Oui, voilà, c'est un texte totalement onirique, et d'ailleurs, la question du rêve y tient une grande place, comme il tient une grande place dans la vie des gens et en particulier des artistes. Et puis, il y a la question des souvenirs : le personnage principal a le don de voir le passé des gens dans une sorte de flash lui permettant d'accéder au pire souvenir, au meilleur souvenir, puis aux douze souvenrs de base constitutifs de notre personnalité, souvenirs qui peuvent varier au fil du temps. Evidemment, ce don pousse le lecteur à l'introspection, et je me suis demandé quels souvenirs le narrateur verrait s'il était face à moi. Il y a aussi la question de la mère : absente, puisqu'elle est morte juste avant le début du roman, elle est pourtant très présente et constitue un personnage à part entière tant elle a marqué son fils par sa philosophie de vie qui m'a énormément touchée. Il y a l'étranger, celui qui est venu d'ailleurs, dont l'odyssée pose plus de question qu'elle n'apporte de réponse, et qui est mu par un amour sans bornes pour celle qui lui est cher et pour qui il est prêt à défier les lois du temps. Et puis il y a Elle, dont je ne vous dirai pas qui elle est parce qu'il faut lire ce roman dont la fin m'a bouleversée.

 

Bref. J'ai été totalement cueillie par ce roman, qui est un petit bijou de drôlerie et de tendresse !!!!

 

Tout ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n'étions pas toi et moi

Albert ESPINOSA

Grasset, 2012

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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 07:00

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Aucun doute sur ce point. Howard possédait indéniablement cette mystérieuse aura de séduction. Ce truc viril, magique et indéfinissable qui plaît aux femmes au point de leur couper le souffle. Kat avait eu l'impression qu'il la reconnaissait à un niveau primitif, que s'établissait entre eux une sorte de connexion presque cosmique. Leur rencontre ne ressemblait à aucune de celles qu'elle avait faites jusqu'alors.

 

"Au feu, les pompiers", criais-je désespérément l'autre jour, complètement incendiée, pour des raisons biographiques sur lesquelles je ne m'étendrai pas et qui ne sont de toute façon plus d'actualité au jour d'aujourd'hui. Et Stephie (qui manifestement connaît par coeur le catalogue "Passion Intense), dans sa grande bonté, m'a orientée vers ce titre, qui donc parle de pompiers virils, histoire d'assouvir mes pulsions.

 

C'est donc l'histoire d'une fille, Kat, qui est sauvée par un beau pompier, Howard. Et ils vont faire plein de trucs hard par devant par derrière et dans toutes les positions. (oui, je fais dans le résumé light, aujourd'hui).

 

Bien évidemment, c'est une litanie de clichés (il faut bien dire d'ailleurs que le fantasme du pompier n'est à la base pas ébouriffant d'originalité, shame on me). Bien évidemment, le pompier est beau, grand, puissant, 2m de haut et 130kg de muscles, la mâchoire carrée, le torse imposant, les lèvres pleines et sensuelles, il exsude la testostérone par tous les pores de sa peau, il est courageux, c'est un héros, bien évidemment. Bien évidemment, la femme est blonde, fragile, ses courbes sont sensuelles, sa taille fine et ses hanches pleine, sa poitrine voluptueuse, et elle aime les enfants puisqu'elle est institutrice, bien évidemment. Et plus jeune que l'homme, bien évidemment. Bien évidemment, dès le premier regard et malgré le danger qui rôde, ces deux-là se désirent absolument, intensément, douloureusement, bien évidemment. Bien évidemment, les obstacles vont s'élever contre leur passion, des failles d'un passé trop présent, un gros vilain méchant pas beau meurtrier pyromane qui en veut au héros, bien évidemment. Bien évidemment le style est assez affligeant, les comparaisons affreusement banales, les expressions toutes faites, bien évidemment. Bien évidemment, la fin est téléphonée. Bien évidemment.

 

Alors, me direz-vous, c'est complètement nul ?

 

Et bien, pas totalement, si tant est qu'on n'attende pas de ce pauvre roman plus qu'il ne peut donner : un divertissement émoustillant. Les fantasmes des personnages sont plutôt bien vus, et les parties de jambes en l'air bien tournées et en tout cas correspondant bien à mes schémas psychiques. L'auteur manie bien la métaphore filée calorifère, tout à fait adaptée aux contexte. C'est donc chaud comme la braise. Caliente.

 

Bon j'arrête de m'enflammer moi. Et si j'appelais les pompiers ?

 

64652259 p

By Stephie

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle est une (vraie) fille
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 07:00

Inauguration des ballerines de fée

 

Vendredi, pour la première fois, j'ai mis mes ballerines de fée à l'extérieur de mon appartement. Oui, j'ai mis mes ballerines à paillettes pour aller travailler. Et finalement, j'ai eu plus de réactions de mes collègues que de mes élèves. Je crois que pour ces derniers, je suis un cas désespéré et ils ont compris que leur prof n'était pas tout à fait du même monde qu'eux. Plus rien ne les étonne, donc. Mes collègues par contre se sont beaucoup amusés de mes "chaussures qui brillent".

 

Alors j'ai dit que c'était pour réenchanter le monde que je mettais des chaussures que n'aurait pas reniées la Dorothy du Magicien d'Oz.

 

Voilà, c'est donc ma nouvelle mission sur terre : réenchanter le monde !

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Par L'irrégulière - Publié dans : things I want to remember
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"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." (Marcel Proust)

 

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