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Lundi 22 octobre 1 22 /10 /Oct 07:00

Sans titre

 

Peut-être que nous aurions dû le voir venir. Mais il faut toujours un peu de temps pour comprendre ce qui se passe. Surtout quand c'est à vous que ça arrive.

 

Lorsque Solène, des éditions du Cherche-Midi, m'a envoyé ce livre, elle m'a dit que cela devrait me plaire. Et de fait, comme toujours, Solène a tapé dans le mille, alors que ce n'était pas forcément évident au premier regard. La Révolution cubaine, je n'en connais que les grande ligne, et a priori, ça ne me passionne pas plus que ça. Et pourtant, sitôt ouvert, c'est avec délectation que je me suis totalement immergée dans ce roman, qui certes aborde un pan de l'histoire mondiale, mais le fait avec beaucoup de talent et d'originalité.

 

Cuba, 1958. La Révolution gronde. La plantation de canne à sucre dirégée pour le compte de United Fruit par M. Stites est incendiée. Les rebelles prennent de plus en plus d'assurance, et ont même été rejoints par le fils du patron, Del Stites. Pour comprendre l'enchaînement des événements, il faut remonter quelques années en arrière, lorsque la haute société des expatriés américains régnait en maître sur l'île...

 

Extrêment bien écrit, ce roman choral, qui multiplie les points de vues, aurait pu s'appeler Splendeur et misère des expatriés américains à Cuba. Je parodie un titre balzacien, mais c'est surtout à Fitzgerald que ce roman m'a fait penser, tant la peinture de la société, entre histoire personnelle et grande histoire, est cruelle, dans une ambiance fin d'époque. Tour à tour, nous suivons K.C Stites, le jeune fils du grand patron de la plantation, Rachel K., danseuse et courtisane, maîtresse de tous les dirigeants qui se succèdent et nouvelle Mata-Hari, la jeune Everly Lederer, qui découvre Cuba avec sa famille, le Français Christian de Maurel, ancien SS intrigant dont on ne sait trop à quel bord il appartient, les femmes des expatriés... tout ce petit monde parfois se croise, parfois reste hermétiquement séparé. Evidemment, le monde qui nous est peint avec le plus de détails, c'est celui des expatriés : la toute-puissance de United Fruit, véritable état dans l'Etat qui impose les conditions d'un impérialisme capitaliste presque caricatural ; la dolce vita de cette haute société, entre cocktails et soirées mondaines, où les femmes sont de simples bibelots décoratifs qui noient leur ennui dans l'alcool et, parfois, les bras d'un amant pas toujours judicieusement choisi ; un monde aux relations très hierarchisées dont les codes, parfois, nous échappent, une communauté snob et huppée qui apparaît comme anachronique ; un monde en train de s'écrouler sous leurs yeux, sans qu'ils s'en rendent compte. Au détour d'une page, on croise Hemingway, et on apprend à faire un vrai Dry Martini. 

 

Un vrai bon roman donc, qui m'a à la fois appris beaucoup de choses, et divertie : un cocktail réussi ! Merci Solène !

 

Lu aussi par Keisha

 

Telex de Cuba

Rachel KUSHNER

Le Cherche-Midi, 2012

 

challenge album

(j'attaque le 2%) 8/14

By Hérisson

 

http://img15.hostingpics.net/pics/279733ILEDESERTE2.jpg

(île de Cuba)

By Géraldine

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Par L'irrégulière
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Dimanche 21 octobre 7 21 /10 /Oct 07:00

Dans ma série "je fais les choses avant qu'il ne soit peut-être trop tard", je suis allée vendredi aux Rendez-vous de l'histoire de Blois. Depuis que je suis à Orléans, je me dis que cela doit être très intéressant, mais le samedi, outre que j'ai honnêtement souvent autre chose à faire, je pressens qu'il y a trop de monde pour en profiter. Or l'an dernier, j'ai appris que tous les enseignants, et pas seulement ceux d'histoire, pouvaient s'inscrire pour y participer, donc vous pensez bien que j'ai profité de l'occasion.

 

Le matin, après quelques péripéties pour garer mon carrosse (je n'imaginais pas, mais dès le vendredi il y a foule), je suis allée à la halle aux grains pour le salon du livre d'histoire. On pouvait aisément circuler dans les allées, par contre, malheureusement, les auteurs en dédicace étaient fort peu nombreux, et ceux que je voulais voir ne faisaient pas partie du lot. Jean-Christophe Rufin, à qui je voulais pourtant dire combien j'avais adoré son Grand Coeur, était peut-être dans les parages, mais pas sur le stand Gallimard. Du coup, j'ai résisté à la tentation, et ne me suis point alourdie de tonnes de volumes, d'autant que je n'ai pas trouvé ce que je cherchais.

 

Après avoir musardé ça et là, je suis partie à la découverte de la ville. Une fort jolie ville d'ailleurs, sans doute plus jolie sous le soleil mais enfin là, il pleuvait. Ce qui m'a valu d'ailleurs de manquer tomber à de nombreuses reprises sur les pavés glissants et les marches qui ne l'étaient pas moins, en plus d'être fréquentes. Car c'est un fait : Blois est une ville en pente et on ne peut guère faire 100 mètres sans descendre ou monter un escalier. Ce qui m'a occasionné cette réflexion fort intelligente, que les habitants de Blois (les blésois, me dit wikipedia) doivent avoir des cuisses très musclées. 

 

Bon, trêve de mots, les images parlent d'elles-mêmes...

 

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Enfin en tout cas, maintenant je peux partir en paix (enfin, partir d'Orléans hein), j'ai vu un château de la Loire !

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Par L'irrégulière
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Samedi 20 octobre 6 20 /10 /Oct 07:00

la_ceremonie_chabrol

 

Jeudi matin, j'ai emmené mes loustics voir La Cérémonie de Claude Chabrol, dans le cadre de la programmation "Lycéens au cinéma". Un film que j'avais déjà vu il y a pas mal de temps mais que j'ai redécouvert avec plaisir, sur grand écran cette fois, et qui m'a pas mal fait réfléchir. En fait, jeudi après-midi nous avons fait un brainstorming sur la séance, et les élèves avaient repéré beaucoup de choses intéressantes, et la discussion, peu cadrée il faut bien le dire, a été très riche.

 

Sophie Bonhomme est engagée comme bonne à tout faire chez les Lelièvre, famille recomposée de riches bourgeois passionnés d'opéra et de lecture, vivant dans un magnifique château un peu à l'écart du village. Très vite, elle se lie d'amitié avec Jeanne, la postière, qui sera l'élément perturbateur dans l'organisation hiérarchisée qui s'établit entre Sophie et ses patrons. Entre folie et lutte des classes, tous les éléments de la tragédie sont en place.

 

Le film est inspiré d'un roman de Ruth Rendell, Analphabète, lui même inspiré d'un fait divers qui a marqué les esprits : celui des soeurs Papin (qui a aussi servi de toile de fond à la pièce de Genet Les Bonnes). Quand on sait cela, le suspens n'est pas insoutenable : on sait que ça va très mal finir. Si on ne le sait pas, la musique présente au début du film ne laisse guère de doute non plus. En tout cas, c'est un film très riche, qui exploite à la fois la thématique chère à Chabrol, puisqu'elle traverse toute son oeuvre, du mal comme état naturel de l'homme qui revient toujours de manière cyclique, et celle, plus étonnante, de la lutte des classes. Car il s'agit bien, dans une certaine mesure, d'un crime de classe : l'espace, codifié, explose peu à peu. Et puis, surtout, il y a cette question de la culture : les Lelièvre ont une riche bibliothèque, dans laquelle Sophie ne pénètre pas lorsque sa patronne lui fait visiter la maison, et on comprend très vite pourquoi : elle ne sait pas lire (alors que Jeanne, elle, aime ça) ; les Lelièvre ont une télévision neuve, sur laquelle ils regardent l'opéra, vêtus de leurs tenues de soirée ; Sophie, elle, à qui on a donné le vieux poste, est hypnotisée par les images qu'elle ingère sans aucune sélection. Tout est là, et pour moi il est moins question d'argent finalement que de richesse intellectuelle. Mais évidemment, cette question se double de celle de la folie latente des deux femmes, Sophie (Sandrine Bonnaire, dont je ne suis du reste pas une grande adepte) et Jeanne (extraordinnaire Isabelle Huppert), qui explose lorsqu'elles se rencontrent et se trouvent. Plusieurs fois, on a l'impression d'ailleurs qu'il s'agit presque d'une histoire d'amour naissante, car elles constituent un vrai couple, l'une entraînant l'autre sur le chemin de la barbarie.

 

Bref, c'est un très beau film, un vrai classique, que je vous conseille vraiment si vous ne l'avez jamais vu !

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Par L'irrégulière
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Vendredi 19 octobre 5 19 /10 /Oct 07:00

Sans titre

 

Et moi, dis-je, qui souhaite mêler mes enthousiasmes aux vôtres, je crois, sans m'amuser aux imaginations pointues dont vous chatouillez le temps pour le faire marcher plus vite, que la Lune est un monde comme celui-ci, à qui le nôtre sert de lune.

 

Cette année, pour innover un peu et sortir des éternels Candide et Zadig dont je fais une overdose chaque année lorsque le temps des descriptifs de bac est venu, j'ai décidé de travailler avec mes élèves de première ce texte du fameux Cyrano de Bergerac, personnage éponyme de la pièce de Rostand. Croyez-bien que les loustics n'en sont pas spécialement enchantés parce qu'ils préféreraient des oeuvres plus faciles, quitte à faire Oui-Oui au pays des jouets. Mais moi, j'en tire un plaisir absolu.

 

Dans ce texte, à la fois roman de science fiction, récit de voyage et apologue, le narrateur raconte comment, après un essai infructueux qui l'a fait atterrir au Canada, il parvient à rejoindre la lune, dont les habitants vivent à l'inverse de nous.

 

Il y a tout dans ce texte, et ce qui me désarçonne à chaque fois, c'est de voir comment Cyrano, au XVIIème siècle, parvient à avoir l'intuition des développements les plus récents de la science. Que ce soit l'hypothèse d'une intelligence extra-terrestre, les facultés insoupçonnées du cerveau humain, la lumière électrique, ou encore l'enregistrement de la voix et les livres-audio voire la physique quantique, il prédit tout, mais avec une grande fantaisie baroque, parfois beaucoup d'humour, et une irrévérence certaine envers la religion. C'est absolument fascinant et jouissif. Un peu ardu, certes, certains développements philosophiques sont assez complexes, certaines références ne sont pas totalement limpides, mais pour moi, cela fait pleinement partie du plaisir de lecture de ce texte, qui n'est malheureusement pas extrêmement connu et lu, alors qu'il le mérite vraiment !

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Par L'irrégulière
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Jeudi 18 octobre 4 18 /10 /Oct 07:00

Sans titre

 

Je n'étais pas celui que croyait la petite jument, mais j'étais bien François Novel. Et si je n'avais jamais donné dans le roman d'amour, je l'avais laissé dire. Une fois que c'était écrit, je m'en lavais les mains. Je ne livrais pas le mode d'emploi, n'assurais pas le service après-vente. Je laissais lire. Roman d'amour, ça sonnait comme chanson d'amour, j'avais vite rejoint la rengaine, l'entertainment, le marché du hit. En ciblant le coeur, on touchait le coeur de cible. La brunette m'avait confondu avec ma doublure : Mister Love. L'écrivain de charme, l'homme qui savait parler des femmes, les peindre, les célébrer.

 

C'est un avis négatif qui m'a poussé vers ce roman, encore que l'auteur aurait peut-être suffi. Hubert Artus, que l'on ne peut pas accuser de manque de sérieux (et pourtant...), disait qu'il avait trouvé ce roman aussi décevant que Les Aimants. Alors, vu que j'avais pour ma part été bouleversée par Les Aimants, je me suis dit qu'Hubert Artus et moi avions sans doute des points de vue totalement divergents, et que s'il n'avait pas aimé, il y avait de grandes chances que je m'y retrouve...

 

François Novel, le narrateur, est écrivain, et passablement lassé de l'espèce humaine. Enfin, pas toute l'espèce humaine, mais tout de même. Et puis, alors qu'avec sa femme ils faisaient l'amour tous les jours depuis quinze ans, il n'y arrive soudainement plus. Est-ce parce qu'il a pris conscience soudain, à la lueur d'un réverbère, du temps, inéluctable, qui passe et se marque sur le visage de sa femme ? Des petites ridules qui se dessinent sur sa peau ? En tout cas il ne la désire plus, et c'est bien un drame tant pour lui le désir et l'amour sont nécessairement liés. Manque de désir passager ou fin de l'histoire, l'éloignement peut apporter la réponse. Ou pas.

 

Alors une dernière chose et ensuite j'arrête avec Hubert Artus, mais j'avoue qu'il m'a passablement énervée sur ce coup-là dans la mesure où il s'appuie, dans son article, uniquement sur la deuxième partie de l'histoire et que donc il commet ce crime que j'estime mériter les pires tourments : révéler un événement qui arrive au milieu du roman. Du coup, à cause de lui, je n'ai pas pu lire la première moitié comme je l'aurais fait si je n'avais pas su ce qui allait se passer, et je trouve que c'est pour le moins frustrant. 

 

A part ça, je serai honnête en disant que ce roman m'a beaucoup moins bouleversée que le précédent, j'y ai trouvé un certain cynisme désabusé qui, je l'avoue, ne m'a pas totalement convaincue. Plus que d'amour, le roman parle du désir, de sa circulation, de ses aléas, mais du coup cela sombre parfois dans le glauque (la scène avec la chanteuse est d'une tristesse à pleurer...) et je ne suis pas forcément d'accord avec certaines réflexions du narrateur. Cependant, certaines choses sont intéressantes, j'ai aimé l'importance du cinéma et de l'intertextualité, j'ai été amusée par les remarques de bon sens du narrateur (peut-être un peu misogyne parfois, il faut l'avouer) taclant les dérives d'un certain féminisme cherchant sans cesse à rallumer la guerre des sexes, j'ai apprécié aussi son regard sans complaisance sur le milieu littéraire. Donc c'est un roman que j'ai globalement apprécié, mais qui ne m'a pas transportée.

 

(Sinon, j'attends que se dénonce la vilaine blogueuse qui a été méchante avec Jean-Marc Parisis, car à deux reprises il fait une remarque qui laisse entendre que les blogueuses sont des vilaines qui ne le comprennent pas... j'avoue que ça m'a un brin amusée aussi !)

 

La Recherche de la couleur

Jean-Marc PARISIS

Stock, 2012

 

challenge album

7/7 (yeah !)

By Hérisson

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Par L'irrégulière
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Mercredi 17 octobre 3 17 /10 /Oct 07:00

 

Vous savez combien j'aime Tim Burton. Aujourd'hui, en partenariat avec Warner Brothers et l'agence Partners Hub, je vous propose de gagner un combo Blu-Ray de son dernier film, Dark Shadows, avec, bien sûr, Johnny Depp !

 

Pour cela, c'est très simple.

- Conditions de participation : habiter en France métropolitaine et avoir posté au moins deux commentaires sur ce blog, ne comptant pas les commentaires pour participer aux concours précédents.

- Laisser un commentaire pour me dire quel est votre film préféré de Tim Burton, et pourquoi.

- Vous avez jusqu'à samedi soir 20octobre à minuit pour jouer. Je ferai un tirage au sort et annoncerai le résultat dimanche dans la journée.

- N'hésitez pas à vous amuser avec la funny application créée pour la sortie du blu-ray

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Par L'irrégulière
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Mardi 16 octobre 2 16 /10 /Oct 07:00

Sans titre

 

Je te raconte et tu changes de sujet

Je te souris et tu renvoies la réalité

J'observe et tu condamnes, tu coupes,

Mes syllabes. Néant carcéral.

 

A part Baudelaire que j'ai toujours avec moi, c'est un fait que je lis somme toute assez peu de poésie, pas que je n'apprécie pas ce genre d'ailleurs, mais il est vrai qu'il s'agit d'un type de lecture particulier. Et puis, je ne sais pas forcément en parler, parce que je trouve le lien qu'on entretient avec un poème bien plus intime encore que celui qu'on entretient avec la littérature en général. Mais Céline Escouteloup est quelqu'un que je suis avec intérêt sur Twitter, et c'est vrai que lorsqu'elle m'a proposé de m'envoyer son recueil, j'ai immédiatement été intriguée par la couverture, que je trouve absolument magnifique. 

 

Une fois n'est pas coutume, je vous livre la quatrième de couverture : Chancellement. L’amour, la vie, la mort, la ville, le corps, le moi, le voyage, la solitude, le monde et peu importe, apparences fugitives et pourtant brûlantes. Tout se construit, se déconstruit, se place, se déplace, apparaît, disparaît, dans un chant poétique qui aime la vie autant qu’il la questionne. Fêlure. Les mots partent du ventre vide, à savoir de ce non-être au cœur de l’être pour irriguer le corps, la chair et le sensible. Liberté et non-sens sont les conditions essentielles de cette poésie résolument sensible aussi bien que contemporaine.

 

J'ai vraiment été séduite par cette poésie très sensuelle, pas forcément au sens érotique du terme, mais en ce qu'elle fait la part belle aux cinq sens, parfois avec une dimension synesthésique que n'aurait pas reniée Baudelaire. Des images évocatrices. Une certaine violence parfois. Une poésie à l'occasion incantatoire : j'ai essayé de lire certains textes à haute voix (ce qu'il faut faire, en fait, avec la poésie) et c'est d'autant plus beau. On se laisse alors porter par les mots. Et c'est là que réside la magie de la poésie : on est touché mais évidemment, ce sentiment est impossible à expliquer. Mais croyez-moi : il s'agit d'une très jolie rencontre poétique !

 

Le Ventre vide

Céline ESCOUTELOUP

Kirographaires, 2012

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Par L'irrégulière
Voir les 3 petits mots doux

"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." (Marcel Proust)

 

nuagedemots

 

 

Elle se présente...

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  • : L'Irrégulière est un blog avant tout féminin, même si pas mal de mes lecteurs sont des hommes. Il s'agit d'un carnet de bord, dont le sous-titre est "Cultur'elle", et où je parle de ce que j'aime, les livres de tous genres essentiellement, mais aussi les films, la mode et la beauté, la photographie, les hommes et l'amour...
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