Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 07:00

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L'attente c'est une histoire de s'autoriser et de s'interdire. L'attente est souveraine. On s'y soumet, ses contingences s'imposent. En son nom, on renonce, on accepte. L'attente est reposante car elle annule toute possibilité de choix. Tout ce qu'on a à faire, c'est attendre. L'attente agit comme une grille de sélection sévère et implacable des éventualités de la vie. 

 

Les éditions Kero viennent de naître le 14 mai, avec la publication de trois premiers titres, et j'ai eu la chance de recevoir l'un des trois, dont le sujet ne pouvait évidemment que me toucher.

 

Roch et Marie, la narratrice, se connaissent depuis deux mois. Chacun est marié de son côté, mais à l'issue d'un de leurs rendez-vous clandestins, l'amant prononce une phrase qu'il aurait dû garder pour lui : "Si cela continue, dans un an je la quitte et je t'épouse". Commence alors l'attente de Marie, qui va durer bien plus d'un an...

 

Ce roman m'a énormément touchée par sa grande sensibilité, notamment dans les passages réflexifs, d'un lyrisme exaltant sur les sujets de l'amour, des mots de l'amour, de l'intimité, du mensonge. Il s'agit de bien plus que d'une simple histoire de double adultère, car finalement ce qui compte c'est la passion amoureuse, l'invasion de tout notre esprit par l'Autre, le fait de croiser l'Autre dans la rue quand il ne nous voit pas, de chercher où il habite pour pouvoir l'imaginer dans son décor... bref, j'ai aimé cette part de vérité sur ce grand mystère de l'amour que contient le roman, j'ai aimé cette analyse des sentiments, j'ai aimé les passages sur l'importance des parures dans la liaison amoureuse, les robes, les sous-vêtements, le soin que l'on prend de soi... j'ai detesté le personnage de Roch, à l'onomastique révélatrice, à mi-chemin de roc et roche, coeur de pierre. 

 

Mais. Il n'y a pas toujours un mais, mais là il y en a un. Je reste sceptique sur certains points, et notamment le traitement de l'espace-temps. Concernant l'espace tout d'abord : les personnages déménagent à plusieurs reprises, et ne semblent pas vraiment souffrir de cet éloignement, comme si ce n'était pas grave, alors qu'être éloigné de l'Autre devrait normalement être un déchirement. Mais plus grave pour moi est le traitement du temps : on a l'impression qu'il passe très vite. Or, lorsqu'on attend, le temps se dilate et chaque seconde dure une éternité d'enfer, chaque instant est empli du vide et du manque de l'autre, et je ne suis pas sûre que le roman montre dans sa pleine réalité la douleur extrême de cette attente, en tout cas jusqu'à un certain point de basculement de la narratrice qui finalement m'est apparu venir de nulle part, mais chut, je ne veux pas spoiler.

 

Donc c'est un très beau roman (enfin, "récit"), excellemment écrit, qui pose de bonnes questions, mais dans lequel je ne me suis pas vraiment retrouvée (ceci dit, avec cette réserve je suis totalement à contre-courrant de ce que j'ai pu lire ici ou là, donc ce n'est pas forcément une vraie faiblesse), qui m'a touchée mais pas exaltée. En tout cas, l'auteur est à suivre, c'est certain !

 

L'Attente

Catherine CHARRIER

Editions Kero, 2012

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle lit... des romans
Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 7 petits mots doux

Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 07:00

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Vous vous trompez sur toute la ligne. Ouvrez les yeux, Colombe. Vous êtes une véritable romancière. Vous avez du talent. Je sais que vous portez en vous un roman formidable. Laissez ce livre sortir de vous, bon sang ! Prenez le risque d'écrire. Avancez dans la lumière.

 

Avec ce roman, je poursuis mon agréable découverte des textes de Tatiana de Rosnay, que j'apprécie de plus en plus.

 

Colombe Barou est une femme tout ce qu'il y a de plus banale. La trentaine, elle a des jumeaux de 11 ans, un mari qui gagne bien sa vie mais au prix d'incessants déplacements, et un travail à mi-temps qui la frustre : elle est "nègre" dans une maison d'édition. Lorsqu'elle et sa famille emménagent dans un nouvel appartement, elle espère prendre un nouveau départ et écrire enfin le roman dont elle rêve, au lieu d'écrire ceux des autres. Mais très vite, elle se sent mal dans ce lieu, elle perd le sommeil, un bruit la réveille toutes les nuits quand elle est seule, bruit dont au départ elle ne parvient pas à trouver l'origine. Elle n'arrive plus, en tout cas, à écrire une ligne. Et puis, elle finit par identifier la source du bruit...

 

On pourrait qualifier ce roman de "gigogne", car il en contient plusieurs en un seul. Avec son écriture fluide, sensible, à l'occasion sensuelle et vibrante, Tatiana de Rosnay explore une nouvelle fois une histoire où le lieu a une influence considérable sur le personnage.

 

Elle aborde aussi, avec son personnage principal, la question de l'écriture et tout ce qu'elle implique : Colombe est nègre, elle écrit les textes des autres, mais ne parvient pas à faire le pas nécessaire pour écrire son propre roman et se mettre en avant, — ce qui je dois le dire n'a pas été sans me rappeler quelqu'un que je côtoie de très très près... en fait, je me suis trouvé beaucoup de points communs avec ce personnage de Colombe, à commencer par son surnom de "Coco", et jusqu'à sa manie de regarder les passants et de leur inventer des vies, ce qui est paraît-il une manie d'écrivain (c'est ce que j'ai lu dans un autre roman hier soir, coïncidence étrange). Colombe refuse donc de se mettre en danger, de se mettre à nu devant les autres, de s'exposer, et il y a là je pense un questionnement fécond que chaque écrivain s'est posé un jour : franchir la rampe du regard d'autrui.

 

Nous avons donc ici un roman de la prise de conscience : celle que l'on n'est pas heureux, que l'on a pris le mauvais chemin, et qu'il nous manque quelque chose. Symptomatique apparaît en ce sens la difficulté de Colombe à écrire les scènes de sexe (qui à mon avis sont parmi les plus dures à écrire, enfin je dis ça parce que j'ai du mal aussi), ce qui occasionne des scènes très drôles d'ailleurs, avec Colombe dans son bain qui lit de la littérature érotique pour s'inspirer. On voit alors peu à peu Colombe se transformer, secouer la couche de poussière qui la recouvrait, se libérer — par les mots, en partie, mais aussi par les actes, face à un mari qui, soyons francs, est un véritable connard (d'ailleurs, Colombe remarque très judicieusement au cours de ses lectures que dans la littérature érotique, ce n'est jamais avec le conjoint que l'on s'envoie en l'air, et de fait... c'est vrai. Dommage, à creuser peut-être, mais vrai !).

 

Mais nous avons aussi un vrai thriller, avec cette drôle d'histoire de voisin, qui est réellement intrigante et sur laquelle je ne peux pas trop m'étendre pour ne pas trop en révéler. En tout cas, certains moments sont tellement terrifiants que mon coeur a dû louper des battements par-ci par-là !

 

Bref, une lecture prenante et enrichissante, que je conseille vraiment.

 

Le Voisin

Tatiana DE ROSNAY

HO, 2010 (Livre de poche, 2011)

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle lit... des romans
Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 15 petits mots doux

Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 07:00

Je porterais une robe de princesse,

tout en soie, volants, froufrous, plumes et sequins 

(enfin pas tout en même temps quand même, il faut savoir raison garder et le trop est l'ennemi du chic)

Une robe de Cendrillon, de Peau d'âne ou de Belle au Bois réveillée

Accompagnée d'un prince (George Clooney en Armani accessoirise bien une robe de soirée)

Une robe de déesse grecque ou de reine égyptienne,

Une robe de la même étoffe que les rêves...

 

Si j'étais à Cannes, donc, voici quelques unes des robes que j'aurais pu choisir pour monter les marches :

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Robe Louis Vuitton, portée par Bérénice Béjo (qui se fond avec le tapis rouge, c'est dommage, mais sinon c'est mon gros coup de coeur du festival)

 

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Robe Giambattista Valli, portée par Diane Kruger. Je suis inconditionnelle des décolletés asymétriques, qui donnent des allures de déesse grecque à n'importe quelle femme.

 

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Robe Dolce et Gabbana, portée par Eva Herzigova. Eva est magnifique, mais je trouve qu'une brune mettrait mieux en valeur la robe, rapport à la couleur, mais on me souffle que je suis de parti pris.

 

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Robe Marchesa, portée par Eva Longoria. Je suis en pâmoison devant la traîne...

 

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Robe Lanvin, magnifiquement portée par Inès de la Fressange (qui de toute façon est toujours sublime). J'aime la robe absolument divine, avec le décolleté asymétrique, et la petite "Inès touch", la ceinture en lierre, qui change tout...

 

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Robe Gucci, portée par Jessica Chastain. Pas forcément d'une couleur idéale pour une rousse à peau presque transparente, mais absolument sublime.

 

Bon mais voilà, je ne suis pas à Cannes, et après mûre hésitation, j'ai renoncé à aller travailler en robe de soirée. C'est dommage et je suis sûre que j'aurais fait sensation, mais enfin...

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Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 14 petits mots doux

Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 11:44

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Oye oye braves gens, l'heure est venue pour moi de vous annoncer le nom des cinq heureux gagnants d'un DVD du film La Délicatesse, qui je vous le rappelle sort aujourd'hui. Vous fûtes 28 à tenter votre chance, et je vous en remercie. Le destin a choisi :

 

STEPHIE

LEILOONA

MAGGIE

MISSCHOCOREVE

CARTONS D'EMMA

 

J'attends votre adresse par mail.

Pour les autres, je vous rappelle que vous pouvez toujours tenter votre chance pour gagner un des lots proposés pour le concours Sur La route.

 

Je remercie Studio Canal pour ce partenariat !

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Par L'irrégulière
Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 6 petits mots doux

Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 07:00

J'aime cet auteur à la folie !

 

Aimer un écrivain, c'est, plus que tout, aimer qu'il écrive... Simple, n'est-ce pas ? Je disais alors à Karl d'écrire quand bon lui semblait, la nuit comme il aimait à le faire, et que je me moquais de ne pas m'endormir dans ses bras comme je le désirais pourtant avec ardeur chaque soir, parce que je savais qu'il cherchait dans le flux des mots leur ordonnancement le plus cristallin, qu'il lui fallait sans tarder fixer sur le papier des aurores d'idées menaçant de s'évanouir s'il reportait l'instant de les retenir prisonnières dans sa mémoire. Je l'avais vite deviné : écrire, c'est s'absenter des autres pour agencer, dans la plus haute des solitudes, un nouvel ordre des choses. (Elle se tourne alors vers Karl.) Souvenez-vous, je vous l'ai dit tant de fois : Écrivez ! Écrivez ! Moi je me charge de ce monde qui est le mien, puisque j'ai choisi de vivre avec vous et d'y être bien.

 

Cela faisait longtemps que je n'avais rien lu d'Yves Simon. Octobre 2011. 7 mois donc, autant dire une éternité, mais comme je l'avais dit dans la dernière chronique que je lui avais consacré, c'est un écrivain que je réserve à des moments bien particuliers, des moments que je pourrais dire charnière, et c'est un peu le cas en ce moment.

 

Le narrateur est écrivain, biographe plus exactement : les gens lui confient leurs souvenirs, et il en fait des livres. Un peu désabusé, il n'est pas celui qu'il avait rêvé d'être, et il a l'impression de s'être perdu lui-même. Il voudrait bien écrire, pour de vrai, un roman, mais il n'a que des débuts. Aujourd'hui, il a rendez-vous avec Karl Berline, un vieil écrivain retiré du monde, avec qui le narrateur s'est lié suite à la disparition tragique de celui qui était un fils pour l'un, un ami pour l'autre...

 

Yves Simon me nourrit. Il me nourrit, me transporte, m'inspire, comme peu d'écrivains sont capables de le faire, car lui et moi avons un univers, une manière de concevoir le monde et l'existence, en commun. Ici il est avant tout question d'écriture, de cette musique en soi qui peut faire valser le monde. Et il est question d'amour, bien sûr. D'un appétit de vivre, malgré les douleurs, qui va de pair avec la jouissance d'écrire. Car l'écriture, chez Simon, est la substance même de la vie, elle est intrinsèquement liée au bonheur d'exister, et "écrire apprend à connaître les confins de sa propre existence". Elle est ce qui fait aimer le monde, le savourer, le prendre dans ses bras, dans une espèce de jubilation. Et cette exaltation de la vie est éminemment sensuelle, et charnelle : la langue est subtilement poétique, porteuse de vérités sur le monde et sur la vie d'une évidence sublime, touchant parfois à un lyrisme exalté et quasi-mystique. Yves Simon parle d'amour comme personne, il dit tout, il dit le mystère, il dit la magie, sans pour autant le déflorer. L'amour et la création littéraire se trouvent alors faits de la même chair. 

 

Il se dégage de ce roman, finalement, une beauté triste et mélancolique terriblement émouvante, car il est un "acte d'amour cosmique". Sublime !

 

Je voudrais tant revenir

Yves SIMON

Seuil, 2007 

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Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 7 petits mots doux

Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 07:00

est celui que vous avez avec vous. C'est le photographe américain Chase Jarvis qui le dit. Moi j'ai envie d'ajouter "que vous avez TOUJOURS avec vous". Celui, donc, dont vous vous servez le plus, et vous permet d'immortaliser l'instant épiphanique que vous avez sous les yeux alors même que vous ne vous y attendiez pas.

 

Le meilleur apparaeil photo du monde, ce n'est donc pas, si je m'en tiens à cette définition, mon reflex. Pourtant, je l'aime, je l'ai apprivoisé, j'en suis satisfaite et je fais de très belles photos avec, je trouve. Mais je ne l'ai évidemment pas toujours avec moi. Je ne l'ai que lorsque je sais que je vais faire des photo, et même plus exactement lorsque je sors exprès pour faire des photos. Ce n'est pas non plus mon compact, qui est pourtant de très belle qualité et assez petit pour que je puisse l'avoir toujours dans mon sac à main. Sauf que mon sac à main est déjà comparé par beaucoup de gens au sac de Mary Poppins, alors pensez si j'y ajoute un appareil photo.

 

Non, finalement, le meilleur, c'est mon téléphone, à savoir plus exactement mon nouvel i.phone 4S. Alors, j'étais déjà plutôt satisfaite de la qualité de l'i.phone 3 côté photo, mais là je suis encore plus ravie, d'autant que j'ai pu découvrir de nouvelles applications de retouches (et vous savez bien que je suis incapable de laisser une photo brute, il faut que je la filtre, recadre, bidouille, je ne peux pas m'en empêcher). Bon je ne vais pas à nouveau vous faire l'article instagram (juste l'application est encore plus complète sur le 4S, avec des fonctionnalités auxquelles je n'avais pas accès notamment le réglage de la profondeur de champ, la possibilité de supprimer les cadres, plus de filtres : je suis encore plus accro) ni cinemagram sur lequel je n'ai pas progressé.

 

Non, aujourd'hui je vous parle de mon dernier joujou, qui s'appelle PowerCam, qui est gratuite et qui permet de faire des folies très facilement (c'est-à-dire de faire en 3s ce que je passais 1h à faire sur photoshop). Alors évidemment, c'est un peu gadget, mais moi ça m'amuse d'ajouter des effets totalement surréalistes à mes photos. Je trouve ça finalement très poétique. Du coup j'ai fait quelques autoportraits pour voir (donc en exclusivité mondiale dans cet article vous aurez plus de moi que simplement mes Jimmy Choo... ceci dit, celui de mes lecteurs qui me reconnaît dans la rue simplement grâce à ces clichés, bravo !) :

 

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle (se) réfléchit dans le miroir
Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 4 petits mots doux

Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 07:00

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Je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde, mais moi, je lis systématiquement la quatrième de couverture. C'est d'ailleurs la première chose que je lis lorsque j'ai un ouvrage entre les mains, et parfois il m'arrive de la relire en cours de route, comme ça, pour voir. Il est donc normal que je sois assez exigeante sur la question, dans la mesure où lorsque je flâne en librairie, c'est cette quatrième de couverture qui va me donner ou non envie de lire ce roman, là, que je ne connais pas, dont je n'ai jamais entendu parler mais dont le titre m'interpelle ; c'est elle qui va me servir d'apéritif et influer sur l'horizon d'attente de ma lecture, avant d'entrer pleinement dans le livre.

 

Alors évidemment, lorsqu'une quatrième de couverture ne respecte pas le livre qu'elle pare, je m'agace, comme cela m'est arrivé lundi avec le dernier Zafón. Ne pas respecter le livre, c'est d'abord en déflorer trop avant le mystère : pour moi, un bon résumé, dans la mesure du possible, ne doit pas aller au-delà de ce qui se passe dans le premier quart du roman : titiller la curiosité oui, faire un résumé exhaustif non, sinon où est l'intérêt ? Évidemment, cela dépend des textes, mais lorsqu'il s'agit d'un roman à suspens, c'est rageant de voir qu'en ayant lu la quatrième, on sait ce qui se passe dans plus de la moitié du texte. Mais ne pas respecter le livre, c'est aussi, et surtout, en respecter le contenu et ne pas commettre d'erreurs concernant les événements. Et malheureusement, trop souvent, j'ai l'impression que la personne qui a rédigé la quatrième de couverture n'a pas lu le roman, ou de loin, d'un oeil inattentif.

 

Du coup, je me suis posé cette question : "Mais bon sang, qui les écrit, ces quatrièmes de couverture ?" suspectant qu'on laissait le travail au premier stagiaire venu.

 

J'ai demandé à mon ami Google, et je suis tombée sur ce très intéressant article du Figaro. On y apprend entre autres que si parfois l'auteur s'attache à cet exercice, c'est la plupart du temps l'éditeur qui s'y colle. Éditeur dont j'ose espérer qu'il a lu le texte qu'il édite. Du coup, je suis toujours perplexe.

 

Alors évidemment, il existe une variété infinie de quatrièmes de couverture, et je conviens que ce doit être très difficile à faire. Mais de grâce, épargnez-nous ces quatrièmes de couverture trompeuses et navrantes, messieurs les éditeurs !

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Par L'irrégulière - Publié dans : Elle (se) réfléchit dans le miroir
Laissez-moi un petit mot doux - Voir les 35 petits mots doux

"La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature." (Marcel Proust)

 

nuagedemots

 

IL VOYAGE

 

bureaudeschagrins

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